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une importante brochure dans laquelle se révélaient ses tendances politiques. Elle contenait en appendice le « mémoire justificatif présenté à la Cour des pairs par l'accusé Rivière cadet, de Lons-le-Saunier, imprimeur sur étoffes, 27 juillet 1835 (1). »
Ce serait une erreur de croire que dans son œuvre de propagande Victor Considérant ne rencontra que des circonstances favorables ; bien au contraire, il fut en butte à de nombreuses difiicultés. C’est que, de tout temps, les réformateurs ont eu à compter avec l'hostilité d’un public qui montre à leur égard une défiance parfois exagérée, mais, il faut bien le reconnaître, le plus souvent pleinement justifiée ; l'esprit humain est ainsi fait que nous préférons déplorer les misères d’icibas, plutôt que d'essayer de les soulager. Aussi Considérant eut à surmonter des obstacles sans nombre dans la diffusion des idées au succès desquelles il s'était voué (2).
(1) Rivière à Considérant, 16 octobre 1836 : « Après m'avoir tiré des mains de la Hsute-Cour, tu m'as rendu à ma famille, à mes affaires. »
(2) Tamisier à Considérant, 25 octobre 1835 : « La ville que j'habite (Lons-le-Saulnier) est farieusement bête et rétrograde ; pas un jeune homme que l’on Soit certain d’amener à nos idées et des vieillards effrayés par les révolutions, les émeutes, se défiant de tout ce qui leur est apporté par la jeunesse. Un mauvais journal servile et vendu au pouvoir, recevant le mot d'ordre de la préfecture... il n’y a rien à attendre de ce côté. »
Letoublon à Considérant, novembre 1835 : « On est bien peu avancé dans ce pays-ci (Wissembourg)... On ne peut donc