‹ Victor Considérant: Sa Vie - Ses IdéesChapitre 9 sur 47 · ME À · texte numérisé non relu

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l’on ne pouvait attendre ? Vous paraissez mécontent de tous vos disciples, vous vous plaignez de Victor, et pourtant je puis vous assurer qu'ils sont bien dévoués à vous-même et à l'humanité entière. Et ce pauvre Victor, je vous ai vu une fois si injuste envers lui que j'aime à me dire qu’il en est encore de même aujourd’hui; et pour eux qui sont jeunes, ils peuvent, forts de leur conscience, attendre le moment où, plus heureux vous-même, vous arriverez à les mieux juger... Ne vous èxercez pas à vous aigrir, mais bien à nous croire. Votre science n'est-elle pas tout ? (1).

L'accord était donc loin de régner entre Fourier et ses adeptes, et bientôt le défaut d’harmonie fut tel que quelques-uns d’entre eux en arrivèrent à vouloir restreindre la part d'action et l'influence qu’il pouvait légitimement prétendre exercer dans son école (2).

S'il y avait défaut d'entente entre le maître et ses disciples, le désaccord régnait bien plus profond encore entre les membres de l'école. Ce fut surtout à propos de l’organisation même de l’école qu’on vit naître les divergences de vues et les rivalités qui divisaient les phalanstériens. En 1835, Victor Considérant s'était occupé de cette

(1) M Vigoureux à Fourier, 3 novembre 1832.

(2) Chambellant à Considérant, 13 octobre 1837 : « Sa mort ne fut ni un accident imprévu, ni une douleur de cœur, ni un « malheur pour l'avenir de sa doctrine qu’il entravait plutôt qu'il ne servait. »

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