‹ Victor Cousin et le mysticismeChapitre 11 sur 16 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

Evoquez en moi l’idée de beauté et l’idée de bien, et je n’éprouverai pas plus'd'émotion que si vous évoquez l'idée de temps ou l’idée d'étendue. Je ne comprendrai pas même ce que vous voulez dire si je ne rapporte cette idée à quelque chose de beau ou à quelque chose de bien. Mais si mon imagination se met en travail, si elle me représente la beauté ou la bonté concrètes déjà révélées par le sentiment, alors le même phénomène se reproduit et je sens immédiatement naître en moi l'émotion esthétique. De même en est-il de l’idée du divin.

La première forme mystique signalée par Cousin est donc légitime, puisque nous connaissons d’abord le beau et le bien par le sentiment; mais elle n’est qu'un demi mysticisme, puisque sans la raison elle ne connaîtrait ainsi que du relatif, à moins toutefois qu'elle ne tombât dans le panthéisme

Il nous reste maintenant à étudier la seconde forme, celle qui veut arriver à l'absolu par le sentiment et sans intermédiaires.

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