Préface des Fragmetits, p. xlviii
l'âme, et que Fichie n'a connu que l'activilé du moi, sans tenir aucun compte de la sensation? N'ont- ils pas l'un et l'autre méconnu un troisième élément de la conscience, à savoir le fait intellectuel proprement dit, et ne Tont-ils pas sacrifié soit h la volonté, soit à la sensation? En écartant ou en ajournant le point de vue systématique, en se bornant à la pure observation, on trouvait donc trois éléments dans la conscience et non pas un seul^ En supposant qu'une synthèse ultérieure pût avoir lieu (et nous avons montré plus haut* que Cousin lui-même admettait une telle synthèse), toujours est-il que, scientifiquement parlant, la coexistence de ces points de vue était la donnée la plus légitime à cette époque, toutes réserves faites, bien entendu, des aspects plus ou moins différents que le problème a pu prendre ultérieurement.
C'est encore dans les Fragments que se trouve une proposition célèbre, souvent citée comme preuve que l'éclectisme avait affirmé l'immutabilité de la philosophie : c La philosophie est toute faite 3, 1 écrivait Victor Cousin. Oui, mais on n'a-