‹ Victor Cousin et son œuvreChapitre 33 sur 41 · Fragments, p. iii · texte numérisé non relu

Fragments, p. iii

joutait pas ce- qui complète la pensée : « car Tesprit de rhomme est là. > Ce qui voulait dire que la conscience contient tous les éléments de vérité et qu'il ne s'agit que de les retrouver : « Pour posséder la vérité tout entière, il faudrait rester au centre, rentrer dans la conscience et analyser la pensée dans ses éléments, dans tous ses éléments. >.'..< L'incomplet et par conséquent Texclusif, voilà le tort de la philosophie; et encore il vaudrait mieux dire des philosophes; car la philosophie domine tous les systèmes, elle fait sa route à travers tous et ne s'arrête à aucun. »

C'est dans V Argument de Platon de 1827, analysé plus haut^ que se trouve sous sa forme la plus hardie et la plus ambitieuse, la profession de foi de l'éclectisme. Ce n'est plus seulement la conciliation des vues systématiques et incomplètes : c'est l'assimilation, l'identification des opposés. C'est le point de vue de Hegel dans ce qu'il a de plus profond et de plus téméraire. Cependant, il est probable que Cousin, après avoir écrit ces pages un peu exaltées sous l'inspiration toute récente du philosophe allemand, s'en est assez vite désenchanté, puisqu'il ne les a pas reproduites dans le volume pour lequel elles étaient faites.

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