‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 103 sur 138 · L Opinion publique du 6 avril · texte numérisé non relu

L Opinion publique du 6 avril

'ai pas conspiré. Si je m'honore de quelque chose ma carrière politique, c'est de n'avoir jamais con- ! contre aucun gouvernement; c'est d'avoir défendu u'au bout et le dernier la Constitution de mon pays, tus appelez cela un attentat, et s'il y avait un garnement au monde, fût-ce celui de vos amis, qui pu- 3 respect et la défense des lois comme un attentat, ce i serait d'avance jugé et vous seriez bien mal heureux û appartenir *. » De nouveau pris au dépourvu, jr Hugo s'arrfite, cherche et ne trouve rien. Une lui crie : Mais répondez donc I — Une autre ajoute : c'est que cela n'était pas prévu 2 /Victor Hugo che toujours et finit par trouver ceci : « L'honorable )dilon Barrot, dont personne plus que moi n'apprée noble caractère (Rire prolongé sur les bancs de najoritè), l'honorable M. Odilon Barrot s'est mépris le sens de mes paroles. Quand j'ai parlé d'une jusqui aurait pu l'atteindre, je n'ai pas parlé d'uneyosjuste, j'ai parlé d'une justice injuste. Je répète que arle d'une justice injuste; c'est la justice des par- Or la justice injuste frappe l'homme juste, et pouet peut encore frapper M. Odilon Barrot 3 . » On ine l'explosion de rires qui accueillit cette mirifique ivaille sur la justice injuste qui /rappe l'homme (et

hacun de ses discours donna lieu du reste à des inaits pareils, religieusement passés sous silence dans volume Avant l'exil.

)ans la séance du 21 mai i85o, lors de la discussion

Moniteur du 6 avril 1850. Victor Hugo a tronqué les paroles lîlon Barrot. Il faudrait du reste un volume, — justum volait si l'on voulait signaler tuutes les altérations qu'il a fait

ir aux textes du Moniteur.

L'Opinion publique du 6 avril 1850.

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