Acte» et Paroles, t. I, p- £67. — Cf. Moniteur du 6avriM8S
de la loi sur la réforme électorale, la violence de son 1 gag-e provoqua de nombreuses et vives interruptio qui amenèrent la scène suivante :
M. Victor Hugo. Messieurs, je sais bien que ces intert lions calculées et systématiques...
Voix à droite. Mais on rit... voila tout.
Antres voix. Cela dérange votre discours appris par cor n'est-ce pas ?
M. Napoléon Bonaparte. On ne doit pas interrompre, ' là tout.
Voix à droite. Ou a le droit de rire, grand citoyen.
M. Victor Hugo. Ces interruptions ont pour but de déc certer la pensée de l'orateur.
Voîœ. Dites donc la mémoire
M. Victor Hugo. On veut ôter à l'oi prit...
Votœ. La mémoire ! la mémoire ' I
Ce fut encore le parti clérical qui fit les frais de discours du 21 mai. Toujours Loyola t Loyola parto Le passage suivant souleva un tonnerre d'applaudis ments à gauche :
Si Voltaire vivait, comme le présent système, qui ca sous un masque d'austérité transparente son intolérance r gieuse et son intolérance politique, ferait certainement c damner Voltaire pour offense à la morale politique et r gieuse, Voltaire tomberait sous votre loi et vous auriez vos listes d'exclus et d'indignes le repris de justice Volta ce qui ferait grand plaisir à Loyola I...
Par une dernière hypocrisie, qui est en même temps 1 suprême ironie, et qui complète admirablement le systè des sincérités régnantes, lesquelles appellent les proscripii romaines amnistie et la servitude de l'enseignement libei cette loi continue à donner à ce suffrage restreint, à ce sufFr; mutilé, à ce suffrage privilégié, à ce suffrage des dom liés, le nom de suffrage universel!... Cette loi, je pe dirai p