‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 127 sur 138 · Choses vues, p · texte numérisé non relu

Choses vues, p

g. Soiiilu-Beuve venait ih: publier, dans le Journal di (11 novembre, 2 et 16 décembre ISiii), tr.)i» iirli.j!r- SU r 7 recueillis depuis au tome 111 de ses Portraits littéraire»

de plomb r -, Que vous dire d 'l'autre jour l'él ;t plus univers! t dirait Amy

ment les noms de Déranger, d'Alfred de Musset et de Lamennais 1 . Voilà qui prouve, cher Pavie, que la jeunesse n'est pas morte dans nos cœurs. On va tacher maintenant que Musset se glisse à travers les deux champions et fasse coin entre deux 8 . On verra au dernier moment s'il en faut passer absolument par Le Clerc, mais au moins ce ne sera pas sans marchander et sans s'assurer une compensation pour la fois suivante. Vous voyez donc par là que, sans être bien unis, nous ne nous nuisons pas à l'Académie; il y a des accords qui subsistent (indépendamment de toute récente relation) entre gens du même âge, du même nid et de la même couvée. On sent de même sur une foule de points, quoi qu'on en aie, et il faudrait bien de l'effort pour s'empêcher d'agir dans le même sens.

L'autre jour encore, j'ai dîné chez M. de Salvandy 3 , à côté de M. Ingres : je me suis mis du côté de sa bonne oreille (il est sourd de l'autre), et je l'ai fait causer, durant tout un long dîner ministériel, de Kome, de la Grèce, de la peinture d'Apelles et de toutes ces choses dont il parle comme un maître à la fois et comme un enfant.

Voici mes nouvelles, cher Pavie, elles répondent à votre Eschyle. Venez-nous avec le printemps, — non sans madame Pavie; venez-nous au complet, non sine fistula, comme dit

1. « Il faut tout dire : C'est moi qui ai écrit Béranger et Afasset, mais il y en a eu un autre qui s'est mis en train et qui a osé Lamennais. » Note de Sainte-Beuve.

2. Alfred de Musset pouvait être le candidat de Sainte-Beuve, il n'était pas celui de Victor Hugo. Musset s'était permis de rire du Maître; le crime était impardonnable, on le lui fit bien voir. Dans Profils et Grimaces, M. Auguste Vacquerie n'a pas consacré moins de cinquante pages à Yéreintement d'Alfred de Musset.

Les gens que vous tuez se portent assez bien.

3. Ce dîner chez M. de Salvandy, ministre de l'instruction publique, avait eu lieu le 14 janvier 1847. Voici les noms des convives : Victor Hugo, Sainte-Beuve, Dupin aîné, Charles de Rémusat, les chimistes Gay-Lussac et Dumas, Leverrier, le marquis de Normanby, ambassadeur d'Angleterre, le "duc de Garamaft, les généraux Fabvier et Rapatel, Alfred de Musset, Ponsard, Michel Chevalier, Vitet, Victor LeClerc, Scribe, Emmanuel Dupaty, Montalembert, Philippe de Ségur, Mignet, Auber, Halévy, Pradier, Ingres, Alfred de Vigny. Tempi passati !

Horace • : que le poète ne v ceeur et sans l'âme du foyer.

LE BUSTE DE l84a *.

David d'Angers, avec sa générosité habituelle, a vail hommage à la ville de Besançon, patrie du poète, de buste de Victor Hugo, qui fut placé dans la bibliothi de la ville. M. Courcellc, représentant de la Haute-S; à l'Assemblée nationale de 1871, a bien voulu me c muniquer à ce sujet les détails qui suivent et dot me reprocherais de priver le lecteur.

Au mois de septembre 1870, lorsque les portes de ris se fermèrent devant les Prussiens, ce fut un s pour beaucoup de savoir comment tant de pauvres g à qui le travail allait manquer, et en particulier ■ population suburbaine qui avait dû se replier tout tière en dedans des remparts, allait faire pour v; Des comités de secours se formèrent aussitôt en gi nombre, et, parmi eux, des comités alsaciens, brel provençaux, lorrains,etc..,etc..., créés par les Paris riches ou aisés que leur naissance rattachait à tell* telle province, pour venir en aide à leurs compatrii La Société qui se proposait de secourir les Francs-C tois sans ressources fut une des premières constitu elle avait pour trésorierM. S. Courcelle, ancien banc a Vesoul. Elle dut se préoccuper tout d'abord de tro des adhérents, et, à cet effet, les membres déjà ins

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