‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 15 sur 138 · Le Courrier des théâtres, 6 mars · texte numérisé non relu

Le Courrier des théâtres, 6 mars

à M. Meurice le peintre Célestin Nanteuil, celui qui avait amené aux premières à'Hernani et du Roi s'amuse, de Lucrèce Borgia et de Marie Tudor, les bandes les plus nombreuses, les mérovingiens les plus chevelus, les bousingots les plus déterminés. MM. Meurice et Vacquerie étaient allés lui demander trois cents jeunes gens, « trois cents Spartiates déterminés à vaincre ou à mourir plutôt que de laisser franchir les Thermopyles à l'armée barbare ». Secouant sa longue chevelure et s'adressantà M.^Auguste Vacquerie, qui avait porté la parole: « Jeune homme, avait répondu Célestin Nanteuil, allez dire à votre Maître qu'il n'y a plus de jeunesse ! Je ne puis fournir les trois cents jeunes gens ! . »

La première représentation eut lieu le mardi 7 mars. On lit surle Bulletin journalier de la Comédie-Française : Les bureaux n'ont pas été ouverts 2 . A l'exception des loges louées au jour et des stalles de balcon, d'orchestre et de première galerie, dont un certain nombre avaient également été louées, ce qui donna une recette de 1999 fr- 4o, le reste de la salle avait été entièrement réservé aux amis de l'auteur. Après cela, en empochant qu'un seul billet fût délivré aux bureaux, peut-être Victor Hugo se proposait-il uniquement de jouer un mauvais tour à Boileau et de faire mentir son vers :

C'est un droit qu'à la porte on achète en entrant.

Malgré le talent de Beauvallet, de Geffroy et de Ligier, la pièce ne réussit pas. Le registre du théâtre porte cette mention : Succès contesté 3 .

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