‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 46 sur 138 · Amphytriun, acte III, scène x · texte numérisé non relu

Amphytriun, acte III, scène x

e, sous le titre de Victor Hugo intime, par ts ardents panégyristes, par l'un de ses plus ils, M. Alfred Asselïne, son cousin germain, laisser la parole?

Asseline était attaché au cabinet de M. Gart, préfet de police en 1848. Dans la nuit du :ier, M. Delesscrt fit brûler dans les chemimreaux particuliers une grande quantité de asseline, après nous avoir donné ce détail,

e nous nous passions les piles de dossiers de l, un cahier fout mince, qui ne paraissait pas ecrels bien terribles, tomba à mes pieds, sans y prit garde. En me penchant pour lire le nom ,t sur la chemise de papier gris, je fus tout ébahi 1 de Victor Hugo tracé en lettres énormes et s simples mois à l'encre rouge : A classer. Je pidement pour ramasser le dossier et je le fis ; dans ma poche en le déchirant un peu.

ssier, il y avait deux pièces seulement.

leM. Asseline, était la copie d'unprocèse de police du quartier de la place slatant le flagrant délit de conversation crimipelit buen-reliro, loué sous le nom de... dans le Roch.

s était un ordre, — de la grosse écriture de rt, — ainsi libellé :

ice municipale) — M"' {ici le pseudonyme qui avert très décoré, attaché à la contre-police du tendra demain au Château, à l'issue du conseil ; seil estdix heures. »

la cour, — surtout la cour, — s'étaient émues ;rsalion criminelle : le roi, paratt-il, avait été

k Victor Hugo l'histoire de son dossier. • — Je

croîs savoir, me dît-il en riant, qui était cet agent chargé de surveiller les pairs de France l .

Puisque Victor Hugo et ses proches prenaient si gaiement la chose, on me permettra bien, à moi qui ne suis pas son cousin, d'en dire un mot à mon tour. Je me bornerai du reste à quelques courts extraits des journaux du temps.

Je lis dans la Patrie du 6 juillet i845 :

On parle Beaucoup, à Paris, d'un scandale déplorable... Un de nos écrivains les plus célèbres aurait été surpris, hier, en conversation criminelle, par le mari, qui se serait fait assister du commissaire de police. L'épouse infidèle aurait été incarcérée, et l'amant si malheureusement heureux n'aurait dû le triste avantage de conserver sa liberté qu'au titre politique qui rend sa personne inviolable. Ne pouvant douter de l'exactitude de ces faits, nous faisons des vœux pour que les suites en soient le moins graves possible.

Les suites de l'affaire menaçaient, en effet, d'être fort graves. Le mari avait déposé entre les mains du président de la Chambre des pairs une plainte en adultère contre Victor Hugo; et M. Pasquier avait eu beau prier, supplier, il n'avait pu le faire revenir sur sa détermination. Il ne fallut rien moins que l'intervention personnelle du roi Louis-Philippe pour décider l'époux outragé à retirer sa plainte.

Le National écrivait, dans son numéro du 10 juillet :

La scandaleuse aventure dont plusieurs journaux ont entretenu le public ces jours derniers soulève une grave question de droit constitutionnel. Un illustre personnage, qui cumule les lauriers du Parnasse et le manteau d'hermine de la pairie, a été surpris en conversation criminelle avec la femme d'un peintre. Le mari, qui était à la piste de l'intrigue, se présenta

1. Victor Bugo intime, par Alfred Asseline, p. 126. M me Pierre Foucher, mère de M me Victor Hugo, était la sœur aînée du père de M. Alfred Asseline.

tout à coup dans l'asile qu'ils .

Saint-Roch, accompagné d'un

flagrant délit. La justice ne se piqv s'empara de la dame sans façon e pair se mît à parlementer et invoq couvert par la Constitution. Le con laisser partir le galant vicomte. Les révélé celte aventure et annoncé ui la Cour des pairs nous apprennent se sont arrangées '...

L'aventure, on le pense bien, comme à Paris. De Saint-Point, Lamartine écrivait, le 7 juillet:

J'apprends l'aventure d'Hugo. J' fautes-là s'oublient vite. La France même d'un canapé 2 .

Le g, il écrit à M. Dargaud ;

L'aventure amoureuse de mon pa On dit qu'il s'éloigne de France po l'autorisation de le poursuivre à la ce qui doit être navrant pour lui, c femme en prison pendant qu'il est

Navré ou non, Victor Hugo p Luxembourg, et la Quotidiennt note suivante :

D'après la promesse qu'il en ava la sollicitation personnelle duquel J M. Hugo a pris hier ses passeports un voyage de trois mois en Espagi

1. Voir dans les Mémoires serre/s . parA.-J. de Marnay (Paris. Librn inS), les lettres des 1« juillet cl 2 a-

2. Lettre nu comte ■:;(■ Cue.-ii:-! . - Une. iHibHre ;>:■;;■ M"" Ya!i;ul.ii;i; de I

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