‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 48 sur 138 · Moniteur du 28 juin · texte numérisé non relu

Moniteur du 28 juin

i, et là où le journal officiel ne d itîon. — Mouvement. — Parlez !

i ! La fin de son discours n'a été lileur, d'aucune marque d'approl i simple très bien ! Qu'à cela ne tie ira : Approbation sur tous les ba^ près celte séance du I er juillet il «lit dans ses Cahiers:

ugo, Lamartine, ne font que transport s thèmes dits politiques leur faculté 1 ils font l'analogue d'une Harmonie ils le font en prose avec une transpos e, selon les conditions nouvelles ; ma : croient des hommes politiques. Erre martine excelle à ce jeu depuis déjà jrd'hui s'y essaye avec pesanteur ! .

>ète lyrique, VictorHugo l'était si pi

et en réalité, malgré ses tentativ lis été autre chose. Son théâtre est [ue qui veut devenir poète dramatii une dépense énorme de volonté et c u'à demi, si bien qu'entraîné par nds de son génie, il finit par écnr ode en trois actes, un drame impos:

[ue admirable. Dans ses roman ie de Paris et les Misérables, dans '.a mer, l'Homme qui rit et Quo ; ses lettres sur le Rhin et dans Vf.

sert de Conclusion, c'est encore le aut. Dans ses discours, il n'en v,

Suivant un mot très juste de M. Jules Simon, tout ce qu'il disait à la tribune aurait pu être mis en vers l .

Cette date de 1 846, à laquelle nous sommes arrivés, doit nous arrêter un instant.

Lorsque parurent les Contemplations, au mois d'avril i856, Victor Hugo était républicain, voire même socialiste. Des esprits mal faits,

Les hommes du passé, les combattants de l'ombre,

avaient parfois le mauvais goût de lui rappeler ses anciennes opinions, son royalisme d'antan. Comment faire taire ces trouble-fête? Oh! mon Dieu, rien de plus facile. Le poète prend sa meilleure plume et il écrit des vers ardemment républicains, anti-royalistes au premier chef, des vers tels que ceux-ci :

J'ai vu partout grandeur, vie, amour, liberté, Et j'ai dit : — Texte : Dieu; contre-sens : royauté.

Ce sont les rois qui font les gouffres

Voilà ce que m'apprit l'histoire. Oui, c'est cruel,

Ma raison a tué mon royalisme en duel.

Me voici jacobin. Que veut-on que j'y fasse?

Le revers du louis dont vous aimez la face

M'a fait peur. En allant librement devant moi,

En marchant, je le sais, j'afflige votre foi,

Votre religion, votre cause éternelle,

Vos dogmes, vos aïeux, vos dieux, votre flanelle,

Et dans vos bons vieux os, faits d'immobilité,

Le rhumatisme antique, appelé royauté.

Je n'y puis rien

Parce que j'ai vagi des chants de rovauté, Suis-je à toujours rivé dans l'imbécillité *?

1. Le Temps, n* du 9 juillet 4890. — Mon petit journal, par Jules Simon. — Voir ci-dessus chapitre i. Cf. Lerniinier, Revue des Deux-Mondes du 1 er juin 484o.

%. Les Contemplations, t. II, p. 88,

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Il éreinte ainsi la royauté pendant quati vers, pas un de moins ; et, cela fait, se retn ses adversaires : « Oui, leur dit-il, c'est royaliste quand j'étais petit ; mais je plus apparemment quand j'ai écrit ces \ républicain. Or, ces vers sont antérieurs à Ils ont été composes en i84C. Rien n'est plus i puisqu'il y a en télé, en grosses lettres : ECU i846. Il y a à la fin ceci : Paris, juin 184O. Il milieu cette note : On n'a rien changé à ces ven en 18$ '. »

Eh bien t non, ces vers n'ont pas été écrits ei par cette excellente raison qu'en 1846 Victor Huj encore royaliste.

Dans son discours du 19 mars 1846 sur la q polonaise, il proclame les bienfaits de la monai fait profession d'admirer le roi :

Certes, je pourrais presque me dispenser de le diri suis pas de ceux qui appellent les conflits des puïssa

les conflagrations populaires C'est un magnifique sj

depuis trente ans que cette immense paix européenn suis heureux de la pari que mon pays prend à cette ] condc; je sais heureux de sa situation libre et p sous le roi illustre qu'il s'est donné...

L'unité d'un peuple s'incaraede deux façons dans les lies et dans les nationalités. C'est de celle manière, soi double forme, que s'accomplit le difficile labeur de la • tion; c'est de cette manière que se produisent les rois ('. et les peuples puissants. Aussi, c'est une chose fatale les peuples brisent les dynasties 1 .

Si Victor Hug-o était républicain lorsqu'il céléb; ces termes la monarchie de Juillet et le roi illui sage couronné, auquel il avait dit un jour : Sire

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