livre IX, ch. v. — 1 :s deux premiers vi ■ilique [25 avril
sions de l'auteur devenu démagogue et socialiste ; s'ils n'avaient pas été démesurément enflés et gprossis par des épisodes qui débordent le cadre primitif, qui sont en dehors de la conception première et ne lui appartiennent pas, l'œuvre du poète, — qui reste encore, je le reconnais, très puissante et très belle, — serait la plus admirable qu'il eût écrite, une des plus belles de notre littérature. Elle eût été vraiment cette épopée que l'on éte : t en droit d'attendre du génie de Victor Hugo, qu'il pouvait faire et qu'il n'a pas faite.
Les Misérables n'ont pas seuls souffert de la révolution de Février ; elle a été également funeste aux Contemplations. Publié en i856, ce recueil se compose de deux volumes -.Autrefois, Aujourd'hui. Le premier volume a été entièrement composé avant 1848, ainsi que la première partie du second. C'est là que se trouvent les pièces vraiment belles du livre, et en particulier celles que le poète a écrites sur la mort de sa fille :
Il est temps que je me repose ; Je suis terrassé par le sort *...
Et encore :
Quand nous habitions tous ensemble Sur nos collines d'autrefois *.. .
Et surtout les admirables stances :
Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres Et sa brume et ses toits sont bien loin de mes yeux