‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 58 sur 138 · Victor Hugo, Choses vues, p. 170. — 48 décembre · texte numérisé non relu

Victor Hugo, Choses vues, p. 170. — 48 décembre

nssion de l'adresse, il prononça un discours ;he ce passage :

l'heure où nous parlons, sur le trône de saint imrne, un pape, qui a subitement aboli toutes les s les défiances, je dirais presque toutes les héréles schismes; qui s'est fait admirer à la fois, ce point pleinement les paroles de notre noble et ègue M. le comte de Montai embert, qui s'est fait i fois, non seulement des populations qui vivent : romaine, mais de l'Angleterre non catholique, urquie non chrétienne ; qui a fait faire enfin, en irrait-on dire, un pas à la civilisation humaine... seigne la route bonne et sûre aux rois, aux peummcs d'Étal, aux philosophes, à tous. Grâces lui lies!... H est venu faire voir aux nations que intient toutes les chartes; que la liberté de tous ■omme la délivrance de tous tes esclaves était dans Christ et doit être dans le cœur de l'évêque ; que a dans l'âme la vraie charité divine, la vraie fraline, a en même temps dans l'intelligence le vrai |ue, et qu'en un mot, pour qui gouverne les homi même chose d'être saint et d'être grand.

, je ne parlerai jamais de l'ancienne papauté, de muté, qu'avec vénération et respect; mais je dis [ue l'apparition d'un tel pape est un événement

r du 14 janvier 18*8. — Louis Veuillot, dans l'Uniinvier, traçait ce croquis de la séance : ■ La discusalie a tourné court. La Chambre, satisfaite du parationnel proposé par la Commission, était pressée de

a entendu M. Cousin à peu prés par curiosité, ;t à /ait par résignation. Cependant l'illustre poète l'être très sommaire, et, si nos oreilles ne nous ont

très sérieux. Il a été, en effet, l'un et l'autre; néants l'a pas écouté, signe a peu près certain qu'il ne le neuf. Les Assemblées ont un flair admirable pour lès les premiers mots d'un orateur, s'il présentera , originaux ou s'il répétera simplement ses devanigo n'a fait qu'ajouter quelques antithèses et quelques

aux discours de la veille, comme M. Cousin, dans nt moins sincère, n'y avait ajouté que des gestes. ,é unanime. » Mêtanges religieux, historiques, poliii-

raires, par Louis Veuillot, 1™ série, t. IV, p. 69.

J'ai cité., au précédent chapitre, le mot de M. Jules Simon : Tout ce qu'il disait à la tribune aurait pu être mis en vers. C'est précisément ce qui arriva au discours du i3 janvier 1848 : Victor Hugo le mit en vers. Il traça un portrait idéal du chef de la catholicité. Il le montra, le cœur affamé de justice, dévoré du zèle des âmes, protecteur des faibles, appui des souffrants, père des pauvres. Mais comment publier ces vers après i852? Gomment les publier après les Châtiments, où il avait traité Pie IX d'assassin et de boucher :

Le pape Maslaï fusille ses ouailles;

Il pose là l'hostie et commande le feu...

Saint-Père, on voit du sang à tes sandales blanches!

Borgia te sourit, le pape empoisonneur...

Ce qui mène aujourd'hui votre troupeau dans l'ombre,

Ce n'est pas le berger, c'est le boucher, Seigneur * !

Gomment les publier, après 1867, après ce poème de Mentana, ou il avait appelé Pie IX le sinistre vieillard, où il avait dit :

Que de sang sur ce prêtre, 6 pâle Jésus-Christ!... Vicaire de celui qui tendait l'autre joue, A cette heure, ô semeur de pardons infinis, Ce qui plaît à ton cœur et ce que tu bénis, Sur notre sombre terre où l'âme humaine lutte, C'est un fusil tuant douze hommes par minute ! La papauté féroce avoue enfin l'enfer *.

Le poète, on le sait, n'aimait pas à rien perdre. Un jour, il tire d'un de ses tiroirs le poème commencé en 1848, et resté inachevé. Il supprime des vers, en ajoute d'autres, saupoudre le tout de blasphèmes et lui donne un nouveau cadre. Ge cadre, le voici :

La scène s'ouvre au Vatican, dans la chambre du pape, la nuit :

t. Les Châtiments : Carte cT Europe. Novembre 1852. 2. MENTANA, novembre 1867. —Victor Hugo, Pendant Veml, p. 816. *

LE PAPE, dans ion lit.

Ah 1 Je m'endors ! — Enfin I

Pendant son sommeil, les divers épisc déroulent successivement, et dans tous l grand, désintéressé, digne des bénédicti et des bénédictions de Dieu :

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