‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 61 sur 138 · Vers de Charles Loyson, dans le Bonheur de l'étude · texte numérisé non relu

Vers de Charles Loyson, dans le Bonheur de l'étude

2. M. Auguste Vacquerie écrivait, vers ce même temps (septembre 1847), à propos de « la foi de Victor Hugo en lui-même » : La première condition du génie est un ORGUEIL SANS BORNES. » (Profils et Grimaces, !'• édition, p. 113.)

Le décret du 5 mars 1848 avait déclaré < les Français âgés de vingt et un ans, et élij Français âgés de vingt-cinq ans, sans cond Ce décret mit en émoi la république des lei

ciers, poètes, journalistes, tous les ouvriei séc s'imaginèrent, non sans naïveté, que 1< serait plus clément que la bourgeoisie, et q universel irait droit à leurs noms. Tandis Vigny, Alphonse Karr, et vingt autres se en province, Balzac, Alexandre Dumas, posaient leur candidature à Paris. Alex!

adressait à tous les curés de la capitale ci qui vaut seule un long roman :

Monsieur le Curé,

Si, parmi les écrivains modernes, il est ui défendu le spiritualisme, proclamé l'âme immo: religion chrétienne, vous me rendrez la jusli c'est moi.

Aujourd'hui, je viens me proposer comme ci semblée nationale. J'y demanderai le respect p choses saintes; la religion a toujours été pour r rang.

Je crois la nourriture spirituelle aussi nécess que la nourriture matérielle; je croîs qu'un pe allier la liberté et la religion sera le premier ■ crois enfin que nous serons ce peuple-là.

C'est dans le désir de contribuer, autant qu' a cette œuvre sociale, que je viens vous deman ment votre voix, mais encore les voix que la l inspirée par votre caractère peut mettre à vo'

Je vous salue avec l'amour d'un frère et chrélien.

Alexandre 1

Page 1