Lettre du 30 mai
blicain, celui-là, pur, sincère, désintéressé, qui iait, chaque mois, aux salles d'asile et aux le bienfaisance, son indemnité de représentant, écrivait à Victor Pavie, au mois d'août 1848 : luitc politique de Victor Hugo m'afflige beaunment le génie peut-il s'amoindrir ainsi, et le jas battre pour la patrie, réveillée par quelque lussi grand que ce qui se passe sous nos
de feuilleter l'Événement pour voir à quel poète haïssait la république et les républion seulement les républicains rouges , les rds, les socialistes, mais encore les répunodérés, ceux du National surtout, qui s*émis, sous le règne de Louis-Philippe, de mé- !s drames et de le comparer à Claudien 1 . « Le , écrivait l'Evénement, a toujours aboyé sur •e étincelant des chefs-d'œuvre 3 . » C'était là impardonnable; on le lui fit bien voir. Sous le National s'amuse, le journal de Victor nmença, dès le i4 août, une série d'articles, ;une littéraire attisait la haine politique. Us >our auteur Charles Hugo* qui, déjà, avant
13 de Victor Pavie : correspondance de David d'An-
, vous n'êtes ni Homère, ni Eschyle, ni Shakespeare, e, ni Molière. Voulez-vous, û poète, que je vous dise is êtes? un poète de décadence. Vous en avez le faux la fausse naïveté : Vou< êtes Claudien. Comme Clau-
freoez les grands mots pour les grandes choses, » du 13 mars 1843. arllele d'Hippolyte Bolle.l temenl du 12 octobre 18i8.
iiitod'im arlitJo <h: (Ihiirlcs Hi.iro. publiu dans VEvé- 12 octobre 1818. M. Léopold Duras, réducteur en chef il, demanda uni: rrpnihim pur le; armes. Le duel ieu. Sur ce petit épisode, le lecteur trouvera de très
même la fondation de l'Événement, avait publié, les feuilles réactionnaires, de violentes attaques c les républicains de la veille. Il les dénonçait co « un troupeau d'hommes ambitieux qui habillent égoïsme d'un faux amour du peuple », comme égoïstes, des intrigants et des fripons : — des ég< qui demandent la souveraineté du peuple, non pas diminuer sa misère, mais pour augmenter leur être; — des intrigants, qui veulent voler le po dans un portefeuille; — des fripons, qui veulent y des billets de banque ».
Lamennais avait été l'ami de Victor Hugo 1 . En Lamennais est républicain. Voici comment parle ( Charles Hugo :
Ce faux tribun caché sous le faux prêtre, qui était roj et confesseur en 1820, qui est sans-culotte et émeulier en qui nous montre la haine, la vengeance et le fiel tombant dans le cœur du peuple des mains d'un homme qui de semer la conciliation, la paix et la douceur, qui change . contre la barricade, et qui mâche la cartoucke aoi mêmes lèvres qui ont touché l'hostie du Seigneur!
Barbés lui-même, — le saint de la démocratie combattant et le martyr du progrès*, » dont 1 Hugo saluera plus tard « la grande âme 3 », — B n'est pas mieux traité que Lamennais. 11 était alor sonnier à Vincennes, maïs cela n'arrêtait point Cl Hugo :
curieux cl tris piquants détails au tome III (pp. 148 et suit du Livre de tord d'Alphonso Karr. Alphonse Karr était I' témoins de Charles Hugo: l'autre témoin k tait Paul de Me t. Voy. Victor Hugo avant 1830. chap. vin.
2. A Armand Barbés, lettre de Victor Hugo du 15 juille — Pendant t'exil, p. 212.