‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 83 sur 138 · Moniteur du 25 février · texte numérisé non relu

Moniteur du 25 février

154 VICTOR IIL'GC

personne, plus que M. Thie oux-mêmcs, la réaction j 17 janvier, il donna un g sidcnt. Les journaux du tf liste des convives. La voit léon, l'archevêque de Paris, 1 qui avait recueilli M*' Affre Mole, Berryer, Victor Hugo Bugeaud, Villemain, Cousii rardîn, Changarnicr, de Past Barthélémy, de Rauzan, de '.

D ' an ti -républicain a c'était uc

Grande fut la colère sur 1 mand Marrast surtout ne poi tionnaire. — « Il n'y avait cria-t-il. — « Quoit répliquï même le Président de la Réj

Victor Hugo dînait- chez '.

Hug-o quêtait pour les conféi Paul. On lit dans le Moniteu

Une assemblée de charité aur

l'église da Sainte-Marguerite, c

secourues par la conférence de

Une mesae basse sera dite.

sermon sera prêché par M. 1

Madeleine.

La quête sera faite par Mesda

Drouyn de Lhuys, au ministè

Durand, rue Neuve-du-Luxen

Victor Hugo, rue de ta Toi

De Lamartine, rue de l'Untvei

De Montreuîl, rueTaranne, v

De Saint-Priest, rue Neuve-df

^^^^■IfV"*"

Lh DIX DECEMBRE 155

Après quelques mois passés au n° 5 de la rue d'Isly, Victor Hugo était venu habiter rue de la Tour-d'Auvergne, n° 37, où il devait rester jusqu'au coup d'État 1 . M me Victor Hugo écrivait à Victor Pavie, quelques semaines après cette nouvelle installation :

... Vous nous trouverez ayant fait une grande enjambée. Nous sommes aussi bien logés que possible, après avoir quitté la place Royale . Mais c'est égal, on n'arrache pas sans étouffement, de son cœur, ces souvenirs qui étaient accrochés aux murs et j'ai des moments où je souffre beaucoup de ne plus traverser mes sombres couloirs. On pleure même la douleur que Tonne ressent plus. Souffrir toujours, et si rarement être heureux, voilà la vie!

Avons-nous la chance de revoir David, votre représentant ? Il est bien monté et bien exclusif d'opinion 2 , cet honnête citoyen et ce grand statuaire.

A vous,

Vicomtesse Victor Hugo*.

1. Dans une lettre datée de Liège, *« mai i849, Sainte-Beuve écrivait à Victor Pavie : « OV ne demeure plus rue d'Isly, mais rue de la Tour-d'Auvergne, 37. »

2. David d'Angers, représentant de Maine-et-Loîre à l'Assemblée constituante, siégeait sur les bancs de la gauche, aux anti-

Ï>odes par conséquent de Victor Hugo. Il ne fut pas réélu à 'Assemblée législative. — Voici comment -le grand statuaire jugeait à son tour le grand poète, dans une lettre adressée également à Victor Pavie et datée du 7 juin 1849: o.... Au moins cette haute intelligence (Lamartine) a toujours eu de nobles accents. Jamais la bassesse et le sensualisme ne l'ont effleurée... Hugo, d'une nature plus sensuelle, ne sait pas s'élever au-dessus de la vanité bourgeoise. Il tient plus à ce titre de comte, que Napoléon jetait volontiers, avec dédain, à ses soldats qu'au don si rare, si précieux que la nature a déposé en lui avec tant de générosité. Son ambition va jusqu'à l'habit de pair, et il déserte cette grande cause populaire qui devrait être la sienne, puisqu'il est, somme toute, un enfant du peuple. » Cartons de Victor Pavie : correspondance David d'Angers.

3. Cartons de Victor Pavie : correspondance de M" # Victor Hugo.

Jusqu'à la fin de l'Assemblée constituante, les votes réactionnaires de Victor Hugo ne se démentiront pas.

Le général Changarnier et le maréchal Bugeaud, qui commandent l'un à Paris et l'autre à Lyon, ne font pas mystère de leur hostilité à la République. Les républicains multiplient contre eux leurs ordres du jour de défiance. Victor Hugo est là, avec toute la droite, pour soutenir les deux généraux 1 .

S'agit-il de déclarer «jours fériés et fêtes nationales le s journées du 24 février et du 4 niai 2 », le parti républicain tout entier vote pour; les ennemis les plus déclarés de la République, Thiers et Berryer en tête, s'abstiennent : Victor Hugo vote contre, avec les membres les plus ardents de la droite, Montalembert, de la Rochette, de Sesmaisons, de Carayon-Latour, Vesin, de Sèze, de Panât, de Pioger, de Saint- Victor, de Saint-Georges, etc. 3 . Son journal déclare que « l'autorité du peuple a été escamotée le 24 février 4 ».

Quelques jours avant, dans la séance du 8 février, M. Guigue de Ghampvans, à l'occasion du projet de loi électorale, avait parlé avec respect du passé de la France et de la vieille monarchie. « Eh ! monDieu,jelesais bien, avait-il dit, il y a des personnes qui voudraient rayer le passé de la France... Ge ne sont pas les républicains, j'imagine, qui ont inventé la propriété, qui ont inventé la famille.,. Ce ne sont pas les républicains qui ont in-

4. Moniteur des 2 février, 12 février, 5 mars, 3 mai, 25 mai 1849. 2 Le 4 mai était l'anniversaire de la première séance de l'Assemblée nationale de 1848.

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