‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 102 sur 159 · Représentant de la Chaiente · texte numérisé non relu

Représentant de la Chaiente

o. L'Opinion jtiùl que du 1 i jan\ier 1811).

un an, ce qui est « une fort belle long-évi té rcvolutioanaire », qui a eu ses fautes et ses torts, qui n'a rendu qu'un service, un seul, en faisant face à l'émeute, en juin: de l'autre côté, le pays, qui demande rabdication de l'Assemblée, qui a pour lui le droit et qui a pour lui la raison. Après avoir réfuté les unes après les autres les objections de ses adversaires^ il compara la France « à un malade étendu, depuis un an bientôt, sur le lit de douleur d'une révolution, qui veut chang-er de position, qui veut se retourner du côté g-auche sur le côté droit ». — « Je voterai, dit-il en terminant, pour que l'Assemblée se sépare au terme le plus prochain >. »

La majorité des bureaux nomma des commissaires hostiles à la proposition. Cette fois encore, M. Grévy fut charg-é du rapport. La première 'délibération eut lieu le 29 janvier. Après un discours de Jules Favre, appuyant les conclusions de la Commission, Victor Hugo monta à la tribune pour les combattre, [pour demander à l'Assemblée, comme l'avait fait M. de Montalembert dans la séance du 12 janvier, de se dissoudre et de ne pas prolonger une situation qui était «"l'agonie du crédit, du commerce, de l'industrie et du travail ^ ».

Rien de plus curieux que la façon dont Victor Hugo a reproduit, en 1875, au tome premier d'Actes et Paroles, ce discours de 1849. Comme il ne faut pas que le lecteur puisse se douter qu'à cette époque l'orateur faisait partie de la droite et recueillait ses applaudissements, l'orateur supprime les indications suivantes,] enregistrées pourtant par le Moniteur : — Marques d'assentiment à droite. — Approbation à droite. — A droite : Très bien ! très bien ! — Nouvelle approbation à droite.

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