‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 133 sur 159 · Gazette des Tribunauv du 12 juiu · texte numérisé non relu

Gazette des Tribunauv du 12 juiu

choses contre la peine de mort, dans un lang-ag-e d'une mag-nificence et d'une correction inconnues jusque-là au Palais; mais il paraît qu'il n'ébranla g-uère les jurés, car ceux-ci, après quelques minutes seulement de délibération, acquittèrent le client de M^ Crémieux et déclarèrent coupable le client de Victor Hug-o. La Cour, présidée par M. Partarieu-Lafosse, condamna Charles Hug-o à six mois de prison et à cinq cents francs d'amende *. Et voilà pourquoi on trouve, dans les Châtiments, et ce pauvre M. Suin et ce malheureux M. Partarieu-Lafosse.

Quand un Suin, un Parieu, payé pour sa ferveur, A'ous parlant en plein nez, vous appelle sauveur...

Autour de ces belles, Colombes de l'orgie, ayant toutes des ailes. Folâtrent Suin, Mongis, Turgot et d'Aguesseau...

Pour Rouher, Fould et Suin, ces rebuts du ruisseau.. .

Fould, vous êtes un fat; Suin, vous êtes uu cuistre...

11 s'étale effroyable, ayant tout un troupeau

De Suins et de Forlouls qui vivent sur sa peau.. .

Veux-tu qualifier La justice vénale, atroce, abjecte et fausse, Coniuience à l'artarleu pour finir par La/'osse -.

Dans les dernières années du Maître, les jeunes poètes qui fréquentaient chez lui le nommaient LE PÈRE. Les .soldats de Catinat l'appelaient le Père la Pensée ; et c'était bien dit. Serait-on moins dans le vrai si 1 on appelait Victor Hug-o le Père la Rancune ?

Au moment où le procès de Charles Hugo se plaidait devant la Cour d'assises, une question d'une gravité ex-

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