‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 65 sur 159 · Ibid., livre IV, vi · texte numérisé non relu

Ibid., livre IV, vi

Maintenant que je suis sous les branches des arbres, Et que je puis songer à la beauté des cieux *...

Qu'il y a loin de ces pièces à celles qui terminent l'ouvrag'e et que l'auteur a composées en i854 et i855 ! Il y expose en vers apocalyptiques sa nouvelle relig-ion, di2;'ne couronnement de sa politique nouvelle. Pour narg-uer le pape, pour faii'e pièce aux curés, il n'a rien trouvé de mieux que de i^essusciter à son usage la vieille niétempsychose. Il log-e des âmes de trépassés dans tous les objets de la création, dans le caillou du chemin, dans le chardon qui borde la route, dans l'âne qui mangue le chardon. Ce tig-re, c'est Domitien ; ce loup, c'est Henri YIII; ce rocher, c'est Louis XI ; ce chardon, c'est Attila; ce cheval, c'est Brunehaut, et ce pavé, Frédég-onde. Comme il a le cœur très tendre, le poète pleure sur ces malheureux et nous invite à pleurer avec lui :

Pleurez sur l'araignée immonde, sur le ver,

Sur la limace au dos mouillé comme l'hiver,

Sur le vil puceron qu'on voit aux feuilles pendre.

Sur le crabe hideux, sur l'afTreux scolopendre,

Sur letTrayanl crapaud, pauvre monstre aux doux yeux-...

Au milieu de toutes ces insanités, Victor Hug-o a eu un éclair de bon sens. En tête de la pièce dans laquelle il développe son système relig'ieux, il a écrit : Ce que dit la bouclie' d'ombre 3.

Il est un troisième ouvrag-e de Victor Hug-o, commencé avant 1848, ainsi que les Contemplations et les

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