‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 79 sur 159 · Moniteur du 2 août · texte numérisé non relu

Moniteur du 2 août

o. Moniteur du 3 septembre 1848.

Dans ce même discours du 2 septembre, il faisait encore cette déclaration, qu'il a supprimée dans ses ceuvres, mais qui subsiste au Moniteur :

L'Assemblée, ropinion de la majorité de rAssemblée, je le pense, n'est pas (|ue l'état de sièçe soit levé. Ce n'est pas la mienne du moins. Quant à moi, je déclare que je voterai pour le maintien de l'état de siège'...

L'année suivante, la question reparaîtra. En 1849 comme en 1848, Victor Hui^o votera pour l'établissement de l'état de siège, et, lorsqu'on parlera de le lever, pour son maintien.

Ou'après de tels votes, — votes publics, plusieurs fois répétés, enreg-istrés au Moniteur, — Victor Hugo ait osé écrire : « A quelque époque que ce fût, j'ai regardé comme de mon devoir de résister à l'état de siège sous quelque forme qu'il se présentât, » — C'EST ROIDE.

Le 25 juin, entre six et sept heures du matin, deux mille insurgés s'étaient portés sur la caserne des Minimes, située rue des Tournelles, et sur diverses issues de la place Royale. Malgré une vigoureuse défense, les troupes .se virent bientôt cernées de toutes parts; les cartouches manquaient, les issues étaient fermées, même le cul-de-sac Guéménée ; on a])portait de la paille pour brûler les portes au fond du passage. Tout à coup, on apprend que la caserne des Minimes, qui commande l'une des portes de la place et qu'occupent cinquante hommes de la garde républi-

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