L'Evénement du t mars
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venté runité française, la civilisation, la centralisation, ni la France. C'est un héritarje de la itionarrliie, après tout, que la France. (Exclantatioiisit (janche. A l'ordre ! A l'ordre !) Chaque institution a eu son jour d'utilité et quelquefois son heure de gloire ; la rnonarrlde a eu des siècles de durée. C'est elle cjui a composé, pièce à pièce, la France telle qu'elle est, avec une persévérance que la puissance traditionnelle peut seule donner. Il y avait beaucoup de féodalité dans la monarchie de Louis XIV. Messieurs, sachons aussi, à notre tour, laisser beaucoup de cho.ses de la monarchie dans notre république, si nous voulons qu'elle pénètre dans l'esprit et dans le cœur de nos concitoyens 1... » Tandis qua g-auche des exclamations violentes, des cris furieux accueillaieut cet élog-e de la monarchie, sur les bancs de la droite, une voix s'écria : Mais c'est de V histoire ; voulez-vous la supprimer - f C'était la voix de Victor Hugo. Ce n'était qu'une interruption ; mais plus qu'un long- di.scours, elle disait bien haut dans quel camp siég'cait alors le poète.
Un membre de la droite, M. Deslonq-rais, dépose une proposition tendant à faire allouer au prince-président une somme de Goo.ooo francs par an à titre de frais de représentation. Victor Hugo vote pour 3.
Le projet de loi sur les clubs, présenté par Léon Faucher le 26 janvier, vient en discussion le 21 mars. Larticle premier portant: Les clubs sont i/iterdits, est adopté par 4o5 voix contre 3o3. Parmi les membres qui ont voté cette interdiction se trouve Victor Hugo '*.
S'il est partisan de la liberté de la presse, comme le