Journal des Débats , 31 juillet
iZQ VICTOR HUGO APRÈS 1830
Ton mépris? mais c'est Tair qu'il respire. Ta haine La haine est son odeur, sa sueur, son haleine. Il sait qu'il peut souiller sans peur les noms fameux, Et que pour qu'on le touche il est trop venimeux. Il ne craint rien ; pareil au champignon dilTorme Poussé dans une nuit au pied d'un chêne énorme, Qui laisse les chevreaux autour de lui paissant Essayer leur dent folle à l'arbuste innocent ; \ Sachant qu'il porte en lui des vengeances trop sûres. Tout gonilé de poison, il attend les morsures *.
Plus tard, le poète fera mieux; il traitera ses critiques de lâches gredins et de triples gueux; il les mettra au même rang- que Lacenaire et Contrafatto *. Pour un début, cependant, ce n'était pas trop mal. On a dit que ces vers étaient à l'adresse de Gustave Planche. Je crois que c'est une erreur. La pièce est datée février i836. Or Gustave Planche n'avait rien écrit sur Victor Hug^o depuis son article du i^^ mai i835, relatif à Angelo^, et le poète n'était pas homme à attendre neuf mois pour se venger d'une piqûre faite à son orgueil *. Le Zoile à