‹ Victor Hugo après 1830Chapitre 122 sur 151 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

LES JUMEAUX. — TROISIÈME RENCONTRE AVEC l'aCADÉMS

Les Jumeaux et le Vicomte de Bragelonne. Pourquoi les Jumcavt sont restés inachevés. — Comment Victor Hugo et la Emiralda n'ont été pour rien dans la grâce de Barbés. — Troisième candidature à rAcadémie. Bcrryer et M. Guvillier-Fleury. M.Flourens. — Une prophétie d'Alexandre Dumas.

Victor Hugco, dans ses Préfaces, avait proclamé Tavénement de l'histoire au théâtre; il professait que l'autear dramatique doit mêler à Télément éternel, à l'élément humain et à l'élément social, « un élément historique, > qu'il doit peindre, « chemin faisant, tout un siècle, tout un climat, toute une civilisation, tout un peuple * ». Ce programme, il le remplissait à sa façon. 11 avait emprunté à l'histoire d'Angleterre deux de ses drames, Cromwell et Marie Tudor ; deux à la France, Marion de Lormt et le Roi s'amuse ; deux à l'Italie, Lucrèce Borgia et Angelo ; deux à TEspag-ne, Heimani et Ruy Bios: le poète aimait la symétrie, étant d'ailleurs, à bien des ég-ards, beaucoup plus classique qu'il ne le voulait paraître. Revenant à la France, c'est à elle, à son histoire, qu'il demanda, en 1889, le sujet de la pièce qui devait succéder à Ruy Blas.

Dans Marion de Lorme , il avait peint le roi Louis Xlll et montré, derrière lui et au-dessus de lui,

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