V. Hi
La proposition de Victor Hug-o et d'Alexandre Dumas ne fut point accueillie. La Comédie-Française ne s'en porta pas mieux et continua de faire des recettes dérisoires. Voici quelques chiffres relevés sur ses reg-istres, pendant les sept premiers mois de i83i :
Le i4 janvier, 129 fr. 80 de recette brute; — le 9 février, i38 fr. 3o; — le 9 mars, i45fr. 26; — le 1 3 avril» 85 francs; — le 11 mai, i44fr. 5o; — le 21 juin, 76 francs; — le 22 juin, 96 francs; — le 6 juillet, 4^. francs; — le i4 juillet, 83 francs; — le 20 juillet, 93 francs; — le 28 juillet, 42 fr. 5o2.
Il se trouvait, au contraire, que les recettes delà Porte- Saint-Martin se maintenaient, pendant ce môme temps, à un chiffre assez élevé. Alexandre Dumas et Victor Hugo se mirent en relations avec son directeur, M. Crosnier, et lui portèrent leurs pièces, Antony eiMariondeLorme, A cette époque, suivant Victor Hugo, Charles X était si complètement oublié qu'il n'était pas à craindre que le public tournât contre lui le rôle de Louis XIIP. Rien de moins exact. En i83i, la haine du carlisme était aussi vive qu'au lendemain des journées de Juillet ; on l'avait bien vu lors des hideuses émeutes du 1 4 et du i5 février, lors du sac de Saint-Germain-l'Auxerrois et de la des-