Lettre de X. Doudan, t. I", p
2, X. Doudan. — « Il gelait à 14 degrés, la Seine charriait des glaçons, un vent de nord-est coupait les visages. » (Paul Thureau-Dangin, t. IV, p. 409.)
3. Vers autographes de Victor Hugo, écrits sur un exemplaire du Retour de l'Empereur. — Catalogue de livres rares et précieux composant les bibliothèques de MM. V. . . de R. . et C. . de T.. ., p. 60. — Labitte, Em.-Paul et G'% libraires, 1890,
« Dans CCS blocs de poésie les concetti ne manquent pas. (4'e.st ce qui rend les procédés de M. Victor Hugo si faciles à imiter. Il y a des g-ens d'esprit qui excellent à parodier ces g-rands mots, ces grands vers, sublimités inintellig-ibles mêlées de trivialités prétentieuses *. » Une des meilleures parodies auxquelle saient donné naissance les poèmes lyriques de Victor Hugo est assurément celle que le Retour de l'Empereur inspira au marquis de Holloy. Elle a pour titre le Retour du Roi d'Yvetot:
Sire, vous reviendrez, sans tambour ni trompette. Sans tocsin, suns combat, dans cent ans au plus tôt, Trainé par un roussin sur une humble charrette. En simple paletot.
Par la porte Maillot, où nul n'ira se battre. Sire, vous reviendrez, quand il fera moins froid ! Gros comme Louis Dix-Huit, béni comme Henri Quatre, l*our abolir l'octroi. . .
Paris, donnant pour rien de monstrueux cigares, Paris, en votre honneur, affranchira le vin.
Et l'odieux tambour, le clairon, les fanfares, Se tairont à la fin...
Les poètes chauvins, pléiade famélique, Vous proclameront grand, immortel, mais, hélas t Tandis qu'on les lira dans l'arrière-boutique. Vous ne les lirez pas.
Vous serez endormi, figure douce et fière, De ce calme sommeil plein de rôves plaisants, Dont Horace à Tibur dort, couronné de lierre, Depuis dix-huit cents ans ;
Le verre en main, l'œil clos, la lèvre encore émue Par le dernier adieu de votre Jeanneton, Dans un lit où jamais le dormeur ne remue Son bonnet de coton *.