La première représentation eut lieu le 3 mai
3. « Le théâtre delà Porte-Saint-Martin est le théâtre de Paris çni fait en ce moment les meilleures affaires. » Le Courrier des iuéâtreSf 20 septembre 1831.
Lors de la lecture du drame de Marion de Lorme par l'auteur, au foyer de la Porte-Saint-Martin, un détachement de sa g-arde, parti de chez lui, l'accompagna. Ce fut un long voyage; Charles de Montalembert en étaijt. Tous les deux, le poète en plein rapport et l'orateur en germe, marchaient devant et causaient étroitement accolés. Nous, comparses, suivions. Nous prîmes place, à cette distance et dans cet ordre, à ce foyer d'acteurs où la postérité serait surprise de rencontrer Montalembert écoutant lire Marion de Lorme par Hugo, en face de Gobert et de Mme Dorval «.
La première représentation eut lieu le jeudi 1 1 août i83i. Le Courrier des théâtres en constate le succès en ces termes :
Ce curieux ouvrage a complètement réussi. A la fin seulement, quand on a nommé M. Victor Hugo, une opposition s'est élevée ; mais elle a cédé aux applaudissements, de sorte que la pièce a eu tout ce qu'elle mérite ^.
Dans son numéro du i3 août, le journal de Charles Maurice appréciait ainsi le jeu des acteurs :
Les acteurs parlaient et agissaient beaucoup trop lentement. La représentation en a duré une heure de plus que si l'ouvrage eût été joué rondement. Bocage n'adonné aucune physionomie au personnage de Didier ^. Gobert a bien rendu le caractère incertain de Louis XIII ; il n'y sentait pas le mélodrame. Chéri a été très agréable dans le rôle de Saverny, qui plaisante avec la mort. Jemma acquiert tous les jours. Il s'est montré comédien dans le personnage du juge amoureux *. Moëssard est un Scaramouche amusant. Provost ^ est un triste fou. Valter ^ n'a