‹ Victor Hugo après 1830Chapitre 30 sur 151 · Numéro du 23 novembre lb · texte numérisé non relu

Numéro du 23 novembre lb

En apprenant que sa pièce était interdite, le poète res" sentit, — il raffirme, du moins, — une immense surprise. « Le premier mouvement ih^VautcurJ^ut de douter , L'acte était arbitraire au point d être incr oyab le,., UdMi^uT, ne pouvant croire à tant d'insolence et de folie, courut au théâtre. Xà, le fait lui fut confirmé de toutes parts... Nous le répétons, lorsqu'un pareil acte vient vous barrer le passage et vous prendre brusquement au collet, la première impression est un profond étonnement^ » Victor Hugo fut-il aussi étonné que cela ? Il nous est bien permis de n'en rien croire, puisque lui-même, dès le 3o août, signait avec le libraire Eugène Renduel un traité par lequel il lui vendait la première édition de son drame, et que ce traité renfermait un article prévoyant, en termes exprès, le cas où le ministre en interdirait la représentation^. Ce fait incroyable, ce fait auquel l'auteur ne pouvait croire, il y avait trois mois qu'il s'y attendait!

L'interdiction une fois prononcée, il s'agissait pour Victor Hugo d'en tirer bon parti et de s'en faire une superbe réclame. C'était son droit, après tout, et on va voir s'il sut en user.

Le 26 novembre, il écrit au rédacteur du Constitu-tionnel :

Paris, 26 novembre 1882.

Monsieur,

Je suis averti qu'une partie de la généreuse jeunesse des écoles et des ateliers a le projet de se rendre ce soir ou dc-

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