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Le National» feuilleton du 7 février

82 VICTOR HUGO APUÈS 1830

Victor Hug'o se trompe au sujet de ses défenseurs,

comme il s'est trompé à l'endroit de ses adversaires.

« Les journaux, dit-il, furent presque tous favoraLlés.

L'article le plus chaleureux fut celui de Jules Janin dans

\e Journal des Débats^, » Je veux bien croire que

Jules Jariin aurait fait un article très chaleureux, s'il

en avait fait un ; mais ce n'est pas lui qui a rendu

compte de Lucrèce Borgia. Le feuilleton des Débats est dulundi 4 février; ij est sig-né P...., et non pas/./... — jR...j ce jour-là, c'était Etienne Béquet, qui suppléait Jules Janin, alors en province auprès de son père g-ravcmerit malade. « Il me faut, disait Etienne Béquet, et je demande pardon au public de tout ce qu'il y perdra d'esprit vif et animé, il me faut, pendant deux ou trois semaines, succéder à mon ami que retenait à Paris un triste devoir, et qu'un devoir non moins triste rappelle aux lieux qu'habite son père. Pendant cette course entre une tombe^ et un lit de douleur, c'est moi qui vous parlerai de vos plaisirs. » Les feuilletons dramatiques du 0, du 9 et du i8 février sont d'Etienne Béquet, comme celui du 4; la signature de Jules Janin, — /. /...^ — ne reparut que le 25 février.

Trois théâtres jouèrent des parodies de Lucrèce Borgia. Scribe avait mis la main à celle du Gymnase représentée, dès le 1 6 lévrier, sous ce titre : Une répétition générale 3. Le 22 février, les Variétés donnèrent Tigresse- Mort-aux-rats ou Poison et Contre-Poison, médecine en quatre doses et en vers, par Henri Dupin et Jules.

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