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que. « Chaque coup de fusil tiré pendant les trois jours, a écrit Louis Blanc, avait préparé une faillite *. » Les banquiers de la Chaussée-d'Antin et les commerçants de la rue Saint-Denis ne se sentaient guère plus en disposition que les gentilshommes du faubourg* Saint-Germain d'aller passer leurs soirées à la Comédie-Française. Aussi le théâtre resta-t-il fermé pendant plusieurs jours. Ce fut seulement le mardi lo août qu'il fît sa réouverture avec Régulas et le Mariage de Figaro, Ses recettes, durant tout le mois d'août, furent absolument misérables, elles descendirent au-dessous du chiffre de 3oo francs 2. La vérité est donc qu'en se refusant à laisser jouer Mario n de Lorme, Victor Hugo, loin de faire un sacrifice, se montrait comme toujours bon ménager de ses intérêts. D'autres écrivains étaient alors dans la môme situation que lui : Casimir Delavigne, pour sa tragédie de ZoMî5 X/ ; Alexandre Dumas, pour son drame d'-A /îtony;MM. Empis et Mazères, pour leur comédie à' un Changement de ministère. Toutes ces pièces, reçues par le comité du Théâtre-Français, avaient été mises en interdit par la censure de la Restauration. Au lendemain de la révolution, les comédiens les voulurent jouer : leurs auteurs s'y opposèrent 3. Rendons cette justice à Casimir Delavigne et Alexandre Dumas, à MM. Empis et Mazères, qu'ils n'ont jamais mis ce refus à profit pour faire étalage de grands sentiments, pour parler de désintéressement, de sacrifice, à propos d'une détermination qui leur était dictée, à eux comme à Victor Hugo, par un sentiment d'intérêt personnel, fort légitime d'ailleurs.