‹ Victor Hugo après 1830Chapitre 93 sur 151 · Moniteur du 21 novembre · texte numérisé non relu

Moniteur du 21 novembre

198 VICTOR HUGO APBÈS 1830

Un autre échec allait marquer pour Victor Hug^o la fin de i83().

On lit à la dernière pag-e de Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie : « M. Victor Hujg'o se présenta en i83G à TAcadémie française : TAcadémie lui préféra M. Dupaty. Il se présenta une seconde fois en 1889 : l'Acadéinie lui préféra M. Mole *... » La candidature tle 1839 ne fut pas la seconde, mais la troisième. La seconde se produisit au mois de novembre i836, à la suite de la mort de M. Raynouard, l'auteur des Temp tiers '^. Le poète n'avait, cette fois, que trois concurrents : M. Mignet, membre, depuis i832, de l'Académie des sciences morales et politiques et auteur d'une Histoire de la Révolution française y qui était alors presque aussi célèbre qu'elle est aujourd'hui oubliée; — M. Pariset, membre de l'Académie de médecine, l'un des cinq médecins français qui étaient allés, en 182 1, étudier la peste de Barcelone et dont Victor Hug-o, dans l'une de ses premières odes, avait célébré le dévouement 3; — M. Casimir Bonjour, auteur de comédies en vers applaudies au Théâtre-Français, la Mère rivale, les Deux cousines et le Mari à bonnes fortunes. M. Casimir Bonjour commençait cette chasse au fauteuil qui devait durer vingt ans et dont il revenait toujours bredouille. Il y a gagné du moins de devenir légendaire. Son nom est synonymede candidat perpétuel, perpétuellement évincé, si bien que, lorsque vous ren-

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