LA MORT DE M- VICTOR HUGO. — L'HOMME QUI RIT
casion de l'Exposition universelle, M. Bonaparte permit Bernant K
La pensée de Victor Huqo n'était pas si exilée que cela, puisqu'il lui avait été loisible de publier en France coup sur coup les Contemplations, la Légende des Siècles, les Misérables, William Shakespeare, les Chansons des rues et des bois, les Travailleurs de la mer, et hier encore les pages sur Paris, où il glorifiait la Commune. Quant aux drames du poète, que «M. Louis Bonaparte » se souciât peu de les voir remettre à la scène, rien de plus naturel, puisque aussi bien il pouvait craindre que leur représentation ne dégénérât en manifestations hostiles, et que les applaudissements n'allassent, plus encore qu'à l'auteur d'Hernani et de Buy Blas, à l'auteur des Châtiments et de Xapoléon le Petit. En autorisant la reprise d'Hern ani en 1867, ^apoléon ÏII fit donc acte de libéralisme et de générosité. Il n'eut aucunement la main forcée, quoi qu'en dise Victor Hugo, a L'opinion >) ne « s'impatientait » nullement: elle ne « réclamait » point. Depuis vingt-cinq ans. chaque reprise d'Hernani avait fourni la preuve du peu d'action que ce drame exerçait sur le public. Aucune d'elles n'avait pu dépasser le chiffre de cinq représentations. Voici du reste les détails de ces reprises depuis 1842 : — En 1842, cinq représentations; — en i843, deux: — en i844. quatre; — en i845, cinq; — en 1846, /roi*; — en 1 s r+ - . quatre; — en iS^Sy quatre; — en 1849, quatre -. En i85o et i85i,la pièce n'avait pas été. jouée une seule fois, bien que l'Empire ne fût pas encore fait et que le directeur de la Comédie-Franç