‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 113 sur 187 · est vrai que son mari ne l'y encoura. ère. Voici une · texte numérisé non relu

est vrai que son mari ne l'y encoura. ère. Voici une

elle s'en désintéressait complètement, au risque parfois, quand elle s'y mêlait, d'y intervenir à contre-temps, comme quelqu'un qui tombe des nues. Ainsi du moins nous la représentent plusieurs de ceux qui fréquentaient chez elle vers i84o. Hier encore, un des anciens hôtes de la place Royale m: disait : « M1113 Hugx)? Mais elle était bote! 9 La v'-rité est — ses lettres nous l'ont bien fait voir — qu'elle avait du sentiment, du cœur, de l'esprit même au besoin. Elle avait par sucroît du talent, comme en témoignent, plus encore que les deux volumes de Victor Hugo raconté, qui sont en réalité de son mari et où elle n'a rien mis d'elle-même, les remarquables articles publiés par elle dans l'Evénement sur Charles Nodier, sur la dernière année de M"aeDorval et sur un pauvre ouvrier appelé Alphonse Petit.

Elle ne parlait jamais de sa littérature. Elle était extrêmement simple et naturelle. Charitable et bonne, elle avait des délicatesses de cœur infinies. Un jour, en 18^9. elle apprit qu'Henri Miirg-er était dans la plus profonde misère. Le choléra faisant alors à Paris d'assez nombreuses victimes, l'auteur des Scènes de la vie de Bohème dirigeait habituellement ses promenades vers les cimetières. Il espérait, disait il, attraper le choléra aux enterrements des cholériques. Mme Hu?o s'émut. Elle écrivit à deux ministres pour solliciter des secours. Comme les réponses pouvaient tarder, elle donna mission

petite scène, que se plaisait à raconter M NelTtzer, le fondateur du journal le Temps ; « Un jour, il y eut dans ma chambre M. Nefftzer ctait alors pri>ODnier à la Conciergerie", un fort dîner. Crémieux avait apporte du vin de Constance, qu'il tenait de Rothschild, en qualité de juif. Mme Hutro se mit à parler un peu trop.ye n'oublierai jamais te regard impossible à rendre, par lequel Hugo Va foudroyée, ta réduite au silence. » — Journal des Goncourt, deuxième série, t. I, p. 122.

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