‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 145 sur 187 · Le Bappel du r>7 décembre · texte numérisé non relu

Le Bappel du r>7 décembre

2. François- Victor Hugo n'avait que $5 ans. Il était né le aa octobre varies Huço était mort •' u même âg-e <jue son frère,

• année .

.">. Faris-Journal du 29 décembre 1S7.3. — Figaro du 3o décembre. Voici la lin de l'article publié par M. Francis Magnarden léte de ce numéro : i M. Victor ilutr«» vient de rompre à jamais le lien <|ui le retenait à ses admirateurs d'autrefois, ;i ceux pour qui il écrivait la .'//■ tous. Que sa volonté soit Faite et <|u'il reste au milieu sinistres figures qui ont fait de son deuil le délassement d'un dimanebe démagogique. »

4, Le Rappel du 60 décembre 1873.

porte du cimetière, une ovation fut faite au père qui venait d'enterrer le dernier de ses fils. La foule l'entoura, et, sans respect pour sa douleur, poussa de longues acclamations : Vive Victor Hugo ! Vive la République [ ! — Qui sait si, à ce moment, au sortir de ce cimetière, où il avait voulu que son fils fût conduit sans prières; qui sait si les beaux vers qu'il avait composés un jour clans un autre cimetière, ne revinrent pas à la mémoire du poète :

Là, mes doutes ingrats se fendent en prières; Je commence debout et j'achève à çenoux.

Comme au creux du rooher vole l'humble colombe, Cherchant la goutte d'eau qui tombe avant le jour, Mon esprit al té é, dans l'ombre de la tombe, Va boire un peu de foi, d'espérance et d'amour -!

Moins de deux mois après, le 20 février 1874, paraissaient les trois volumes de Quatre-Vingt- Treize. '* La scène du roman est en Vendée. En fouillant le bois de la Saudraie, le bataillon du Bonnet-Roug-e trouve une pauvre femme, MichelleFlécharde, dont le mari est mort à la g-uerre. Elle a avec elle ses trois enfants : Georg-ette, René-Jean et Gros-Alain.

Sur la motion du sergent Piadoub, les soldats de la République adoptent la veuve et les enfants du Vendéen. A quelque temps de là, le bataillon est surpris, auprès de Fougères, à la ferme d'Herbe-en-Pail, par les blancs que commande le marquis de Lantenac, le chef de l'insurrection royaliste. La lutte a pris un caractère sauvage. Les bleus sont massacrés, môme les prisonniers, même les femmes. Seuls, les enfants de la Flécharde sont épar-

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