‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 15 sur 187 · juillet 1848. — Avant l'e.ril, p · texte numérisé non relu

juillet 1848. — Avant l'e.ril, p

En i85o, Lucrèce Borgia ne fut pas reprise. Heureusement pour le poète, Frederick Lemaître, qui venait de quitter la Porte-Saint-Martin pour la Gaîté, était arrivé au nouveau théâtre portant avec lui ses dieux : Ruy Blas et Robert Macaire. Il joua Ruy Blas une vingtaine de fois, ce qui permit à l'auteur de toucher peut-être trois ou quatre mille francs, mettons cinq mille. En revanche,nous nepourrons rien inscrire à l'actif de i85i ; ni Ruy Blas, ni Lucrèce Borgia ne furent représentés, pas plus à la Gaîté qu'à la Porte-Saint-Martin.

Si nous récapitulons les chiffres qui précèdent, nous trouvons pour droits perçus :

A la Comédie-Française Fr. 7 .478

A la Porte-Saint-Martin — ii.5oo

A la Gaité — 0.000

Total. ... — 2^.978

Pour continuer à faire bonne mesure, majorons encore ce total et mettons 3o.ooo francs. Trente mille francs, au grand maximum, voilà donc ce que le théâtre de Victor Hugo lui avait rapporté, en cinq ans ! Cela ne ressemble uuère à son affirmation de tout à l'heure. « Son théâtre qui lui rapportait soixante mille francs par an... l »

Mais voici qu'après avoir enflé considérablement ses revenus,, Victor Hugo les réduit presque à rien, dans la même page, à une ligne de distance. « 11 lui restait seulement, écrit-il, sept mille cinq cents francs de revenu annuel 2. » C'est que, tout à l'heure, il s'agissait de faire croire que, le jour où le poète avait engagé la lutte contre Louis Bonaparte, au risque de voir supprimer son théâtre,

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