Voy. ci-dessus, chapitre Y, p
1. Voir Victor de Laprade, sa vie et ses œuvres, par Edmond Biré, chapitre xm.
Il n'en va pas précisément de même avec le livre de Victor Hugo. Non qu'il ne renferme également des leçons et des conseils, mais de quelle nature! Le poète de la Prière pour tous n'a rien trouvé de mieux sur ses vieux jours que d'enseigner à ses petits-enfants la haine de la religion et de l'Eglise l. Le prêtre, voilà l'ennemi ! et au prêtre le grand-père a soin d'associer le critique. Lu écrivain éminent et justement honoré - a osé dire un j )ur que Corneille et Racine, Molière et La Fontaine étaient peut-être supérieurs à Victor Huqo; et voilà qu'après tantôt un demi-siècle Victor Hugo apprend au petit Georges et à la petite Jeanne qu'ils ne sauraient avoir trop de mépris pour ce vilain, ce liibou, cet une, ce concierge :
l'n àne. qui ressemble à M. Xisard, brait Et s'achève en hibou dans l'obscure forêt...
Et d'un doigt souverain, le voilà qui feuillette Nisard, l'âne
Dieu, n'en déplaise au prêtre, au bonze, au caloyer,
Est capable de tout, lui qui fait balayer
Le bon £oùt, ce ruisseau, par Nisard, ce concierge *.
Comme M. Nisard, Gustave Planche a médit du poète, non l'an passé, mais il y a quarante ans et plus; Victor Hugo représente cepelétce galeux. dams la posture d'un baudet « broutant >) des chardons ;. Là, malheureusement, ne s'arrêtent pas les leçons du grand père. C'était
i . Voir notamment les pièces intitulées : Chant sur le berceau, naculée-Conce/ition, If Trouhle-Fétet le Syllabus, A propos de la loi dite liberté d'enseignement.