L s Plaideurs, acte IH, scène
moins d'un an. Hartmann, le principal auteur de l'attentat du palais d'hiver, se réfugia à Paris. Le gouvernement russe réclama son extradition. Victor Hugo intervint et publia la déclaration suivante:
An gouvernement français.
Vous êtes mi gouvernement loyal. Vous ne pouvez pas livrer cet homme.
La loi est entre vous et lui.
Et, au-dessus de la loi, il y a le droit.
Le despotisme et le nihilisme sont les deux aspects monstreux du même fait, qui est un fait politique. Les lois d'extradition s'arrêtent devant les faits politiques. Ces lois, toutes les nations les observent. La France les observera.
Vous ne livrerez pas cet homme.
■±- février 1880 '.
Au mois d'avril 1SS0, Victor Hugo donna un pendant à la Pitié suprême. Après le pamphlet contre la royauté, le pamphlet contre l'Église. Celui-ci avait pour titre : Religions et Religion.
Le poète se vante, au début de son nouveau volume, de ne jamais mettre les pieds dans une église :
J'aldiorre ces forêts de piliers lourds et froids D'où tombent les frissons, les toux, les pleurésies; Je ne m'expose point aux églises moisies-.
Pour rien au monde, il ne voudrait assister à un sermon :