‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 169 sur 187 · LA MORT ET LES FUNÉRAILLES · texte numérisé non relu

LA MORT ET LES FUNÉRAILLES

Torquemada. — Mort de Mme Drouct. Date îilia. — Sunt lacrumœ rerum. — Troisième série de la Lêyende des Siècles. Victor Huço et Pie IX. La Vision de Dante. — Dernière maladie et mort du poète. Désaffectation du Panthéon. Protestation du cardinal Guiberl . — Les funérailles. Dernière antithèse. Dieu est toujours là.

Les Quatre vents de l'Esprit contenaient une comédie : — Margarita, et un drame : — Esca. Drame et comédie n'avaient qu'un acte. Le 2 juin 1882, Victor Hu«?o fit paraître un drame en cinq actes, Torquemada. En publiant cette pièce à 80 ans accomplis, le poète ne renouvelait point le miracle de Titien peignant encore à 9.3 ans la Bataille de Lépante et à 97, la Déposition de Croix (Cristo deposto) l. Ecrit à Guernesey avant 1809, dans le même temps que la première Légende des Siècles, Torquemada renfermait de beaux vers, de beaux décors, une mise en scène admirable. Malheureusement, l'action est sans intérêt, les personnages sans vérité.

Le premier acte se passe au monastère Laterran,

1. Cette toile que la mort l'empêcha d'achever, fut terminée par

Palma le Vieux, comme l'indique la pieuse inscription tracée au

premier plan : Quod Tizanius incho ilum reliquit, Palma r werenter

tt. Deoque dicavit opus. Celte toile se trouve à l'Académie

des beaux-arts, à Venise.

proche voisin du monastère de Saint-Just, — celui de Casimir Delavurne dans Don Juan d'Autriche. A défaut dePeblo le novice, on y trouve un infant et une infante, Sanche de Salinces et Rose d'Orthez, Sanche avec le froc blanc, Rose avec le voile blanc. Elevés ensemble dans le couvent, ils grandissent au milieu des moines, ils courent et jouent dans les arbres. Ils poursuivent des papillons dans le vieux cimetière bossue de fosses, échangeant des serments d'amour sur les tombes.

Prendre le papillon !

DO'A Rose

Ah! tu n'as pas su, bête!

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