Gustave Rivet. Victor Hugo chez lui, p
2. Propos de table de Victor Hugo, recueillis par Richard /.■'-clide, son secrétaire, p. 201. — La bouteille fut donnée par
Drouet au docteur Yvan, ancien représentant fies Basses-Alpes à l'Assemblée législative, et offerte par lui au prince Napoléon, qui l'a gardée.
3i VICTOR HUGO APRES 1852
Lorsque parvint à Bruxelles le feuilleton de Jules Janin sur la vente du mobilier du poète, Victor Hugo lui écrivit pour le remercier. « Il fait triste ici, disait-il..., il pleut, c'est comme s'il tombait des pleurs. » Dans cette lettre, il annonce au critique des Débats que son livre de Napoléon le Petit ne tardera.pas à paraître, et qu'il le lui fera parvenir dans un panier de poisson ou dans un casseau de fonte, et il ajoute : « On dit qu'après le Bonaparte me rayera de l'Académie... Je vous laisse mon fauteuil '. »
Napoléon le Petit fut publié à Bruxelles au mois d'août 1802. Le poète a dit, à cette occasion, en tête de son volume Pendant l'exil : « Victor Hugo alla à Bruxelles. Là il écrivit Xapoléon le Petit. Ceci fit faire au gouvernement belge une loi, la loi F aider. Cette loi, faite exprès pour Victor Hugo, décrétait des pénalités contre la pensée libre et déclarait sacrés et inviolables en Belgique tous les princes, crimes compris. Elle s'appela du nom de son inventeur, un nommé Faider. Ce Faider était, à ce qu'il paraît, magistrat. Victor Hugo dut chercher un autre asile. Le Ier août, il s'embarqua à Anvers pour l'Angleterre 2. »
L'auteur de Victor Hugo et son temps, M. Barbou, qui déclare avoir recueilli ses récits etses anecdotes dans les conversations mêmes du poète écrit de sor côté : « Napoléon le Petit produisit une telle impression dans le monde entier et se répandit à un si grand nombre d'exemplaires que] le gouvernement belge s'effraya. Il