Edmond About. Causeries, p. \-, i
3. Ni si haut, ni >i bas! simple enfant de la terre, Mon sort est un problème et ma fin un my»tère. . .
(Premières Méditationt, II.)
et dont il avait couvert les murs de sa maison, il s'était complu à dire : Su m, non sequor ; — sto sed Jleo, — ou encore :
Les dieux sont aux vainqueurs, Caton reste aux vaincus l.
J'en suis bien fâché, mais il n'était rien moins qu'un Caton. Encore une fois, l'explication de sa conduite ne doit être cherchée ni si haut ni si bas. Il ne rentrait pas en France, tout simplement parce qu'il n'y pouvait pas rentrer, tant que Napoléon III serait sur le trône ; parce qu'il avait écrit Xapoléon le Petit et les Châtiments : parce qu'il avait jeté à tous les vents les pamphlets, les poèmes et les discours où il traitait M. Bonaparte de bandit et d'assassin, plus criminel à lui seul que Cartouche, Mandrin, Schinderhannes,, Poulailler, Poulmann, Papavoine, Castaing-, Mingrat, Souflîard et Lacenaire ; parce qu'il avait pris cent fois, non seulement devant sa conscience, mais à la face de l'Europe et du monde, l'eng-ag-ement de ne pas revenir en France tant que Louis-Xapoléon n'en serait pas sorti ; parce qu'il avait dit :
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là - !
Les frères de Goncourt ont eonsig-né, dans leur Journal, des paroles dites par Victor Hug-o à un de ses amis, M. Charles Edmond, et que je ne puis me dispenser de reproduire. Les voici : « Après avoir fait des dépôts de Sœur Philomène toute la journée, écrit M. de Goncourt, je dîne ce soir chez Charles Edmond, qui vient de passer quelques jours avec Hug-o, à Bruxelles... Hug-o sup-
i. Henry Houssaye, toc. cit.