Le (Jrapaud, t. II. p. 18t
s'est approché, a chassé les mouches et poussé du pied le pourceau pour l'envoyer mourir à l'ombre, au lieu de mourir au soleil.
La nuée apporta le porc dans la lumière, A l'endroit même où luit l'unique sanctuaire, Le saint des saints, jamais décru, jamais accru ; Et le porc murmura : h Grâce! il m'a secouru. » Le pourceau misérable et Dieu se regardèrent.
Dans un plateau le monde et le pourceau dans l'autre.
Du côté du pourceau la balance pencha . .
Un pourceau secouru pèse un monde opprimé '.
Il y a ainsi trop de pa^es où tout va à l'excès, la pensée, le mot, le sentiment. One d'idées fausses, baroques, impossibles! Et souvent aussi quelle absence d'idées ! Combien de vers où il n'y a rien ! Seulement, et c'est par cette remarque que je finirai, telle est, dans la Légende des Siècles, la sûreté de main de l'exécutant, la maîtrise de l'ouvrier, que ces vers creux et vides se tiennent admirablement debout, aussi droits, aussi solides que s'ils étaient pleins, pareils à ces armures de chevaliers si bien décrites par le poète :
Chevaux et chevaliers sont des armures vides,
Mais debout. Ils ont I rie geste fier,
L'air fauve, et, quoique étant de l'ombre, ils sont du ter %.
i. Sultan Mourad. tome I. p: a63.
2. Eviradnus. — La Légende des Siècles, t. I, p. i8<j. — On lit, au tome l"du Journal des Goncourttk la date du \ mars i - « Xuus Maisons laubert des LEGENDES DES SIÈCLES de
pii le frappe surtout dans Hugo, qui a L'ambition de passer pour un penseur : c'est L'absence de pensée. IIm--.' a'esl pasun , s on son expression, un naturaliste. 11 a de la sève rbres dans •> — Au tome 11, p. ia3 (aa juin
incourt rapportent ces paroles de Théophile (iautier : ■ Des mots rayonnants, des mots de lumière avec un rhvthme et une musique, voila ce que c'est que la poésie. Ça De prouve rien. Ainsi le commencement de Ratbert. 11 n'y a pas de poésie au monde comme cela. C'est te plateau de l'Hymalaya. Toute l'Italie blasonnée est là .. et RIEN QUE DES MOTS : »