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. Les Châtiments, livre I, vm.
Les évoques sont cloués au pilori; et à l'un d'eux le poète adresse ces vers :
Ton diacre est Trahison et ton sous-diacre est Vol;
Vends ton Dieu, vends ton âme!
Allons, coiffe ta mitre, allons, mets ton licol,
Chante, vieux prêtre infâme!
Le meurtre à tes côtés suit l'office divin,
Criant : Feu sur qui bouere!
Satan tient la burette, et ce n'est pas de vin
Que ton ciboire est rouge1.
Le Pape n'est pas mieux traité que les évoques :
Le Pape Mastaï fusille ses ouailles ; Il pose là l'hostie et commande le feu.
Saint-Père, sur tes mains laisse tomber tes manches!
Saint-Père, on voit du sangà tes sandales blanches!
Borgia te sourit, le Pape empoisonneur.
Combien sont morts ? Combien mourront? Oui sait le nombre"?
Ce qui mène aujourd'hui votre troupeau dans l'ombre,
Ce n'est pas le berger, c'est le boucher, Seigneur - !
M. Cuvillier-Fleurv a lu, comme tout le monde, ces passagres, et bien d'autres, de Napoléon le Petit et des Châtiments. Il sait de bonne source que, depuis i853, la haine de Victor Hugo pour tout ce qui est catholique n'a fait que grandir. Comment donc ne serait-il pas surpris lorsqu'en ouvrant les Misérables, sur le seuil même du livre, il se trouve face à face avec un évêque, dont la Figure respire une suavité ineffable, dont la vie est remplie de bonnes œuvres et d'actions sublimes ? Il poursuit sa lecture et rencontre « toute une série de chapitres qui semblent empruntés à la Vie des Saints3 ». Dans son trouble, M. Cuvillier-Fleurv ne découvre à cette chose étrange d'autre explication que celle-ci :
i. Les Châtiments, livre Ier, vi.