‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 85 sur 187 · Pendant l'ejcil, p · texte numérisé non relu

Pendant l'ejcil, p

L'empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd'hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendi(b bric-à-brac du Palais d'Eté. J'espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce hutiu à la Chine spoliée.

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate i.

Ces insultes à l'armée, ces attaques au drapeau, cette fraternisation avec l'ennemi, tout cela gênait aussi peu que possible Victor Hugo. D'abord, il était Victor Hugo: — Ego Hugo, — celui à qui tout était permis. Ensuite il avait imaginé une petite distinction à son usasse, laquelle était des plus commodes. On lit, en effet, dans sa proclamation aux Hommes de Puebla : a II y a deux drapeaux tricolores, le drapeau tricolore de la république et le drapeau tricolore de l'empire ; ce n'est pas le premier qui se dresse contre vous, c'est le second. Sur le premier on lit : Liberté, Egalité, Fraternité. Sur le second on lit : Toulon. 18 brumaire. — 2 décembre. Toulon -. » C'est bien simple. Le gouvernement est engagé dans une guerre ; c'est lui qui tient le drapeau, et à l'ombre de ce drapeau les soldats combattent et meurent, à ses plis est attachée la victoire ou la défaite. Peu importe; vous n'avez pas à vous arrêter à ces détails. Libre à vous de faire des vœux pour l'ennemi, de lui crier : Je suis avec vous ! Vous le pouvez, attendu qu'il y a deux drapeaux : celui qui est aux yeux du monde entier le drapeau de la France, — et ! autre, le seul vrai, le seul bon, celui que vous avez dans votre poche ! — En ce temps-là, on accusait, sans fondement du reste et sans preuves, M. Xisard, le plus honnête homme du monde, d'avoir inventé la théorie des deux morales. Il n'avait

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