‹ Victor Hugo devant l'opinion presse française-presse étrangèreChapitre 19 sur 127 · LISBONNE · texte numérisé non relu

LISBONNE

« Ancien député, président dit Coiiseil général de Vllérault. »

A madame Lockroy.

<c Chère madame,

« Il n'est plus avec nous ! Je l'apprends à l'instant. Je suis trop brisée pour aller vers vous et je crois que je ne pénétrerais pas en ce moment jusqu à vous. Laissez-moi vous embrasser, ainsi que Georges et Jeanne, et mêler ma douleur à la vôtre. Je pleure l'ami, si aflFectueux pour nous. Il m'a dit un mot dont je vis encore (en parlant d'Edgar Quinet):

« Nous nous sommes aimés !

a VEUVE EDGAR QUINET. »

Paris, le 22 mai 1885.

« Madame,

« La nouvelle de la mort de Victor Hugo se répand dans Paris.

« Le comité-directeur de la Ligue des Patriotes me fait l'honneur de me charger de vous transmettre l'expression de sa profonde douleur.

« La disparition de Victor Hugo, qui serajm deuil européen et un regret universel, est avant tout un désespoir national.

« Il n'a été donné qu'à la France de posséder un tel homme.

« L'univers peut s'associer à sa nation pour le pleurer, ce n'en est pas moins véritablement sa nation- qui le peiri.

« Heureux les siens, dont les larmes ont une telle consolation de fierté !

« Nous saluons d'un cœur respectueux la fille et les petits-enfants de ce Français du genre humain.

« Pour le comité directeur :

« Le président,

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