‹ Victor Hugo devant l'opinion presse française-presse étrangèreChapitre 28 sur 127 · ENRIQUE DE ALBA · texte numérisé non relu

ENRIQUE DE ALBA

Au RapiyeL

« C'est avec la plus douloureuse émotion

3ue nous avons appris la nouvelle de la mort u grand poète que pleure aujourd'hui tout ce qu'u y a de plus noole dans le monde entier.

<c La France s'enorgueillit de la gloire que Victor Hugo a fait répandre sur son peuple, les grandes nations s'inclinent devant 1 mcom-

5 arable maître de la parole; quant à nous,ls 'un pays naguère encore opprimé, nous- ne pourrons jamais oublier la retentissante protestation que le grand Français a fait entendre à un moment où notre patrie était en train de succomber dans une lutte inégale. Le manifeste de Victor Hugo « Pour la Serbie » paru dans le Rappel au mois d'août 1876, et repro-

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doit pîir tous tes journaux français, est trop profondément çravé dans notre mémoire pour que nous puissions résister au désir de mêler notre faible, voix aux acclamations admiratives qui salueront, dans quelques jours, la dépouille mortelle de celui qui fut, par son éloquente parole, le défenseur et qui demeurera, par son grand cœur, le guide incontesté de la meilleure partie de Thumanité.

« Nous avons l'honneur, monsieur le rédacteur en chef, de vous faire parvenir, ainsi qu*à, toute la famille de Victor Hugo, l'hommage de notre inaltérable sympathie.

« D' IVANIGHEVITCH, R. DINITGH, STIAO- LÉÉVITS, M. SVILOKOSSTCH, P. GIVA- DINOVITGHjR. IVANIGHEVITCH, T-JOUYO- VlTCHjMILOVANOVITCH, JIHOM YOVANO- VITCII, MATIIIAS BOSGHKOVITGH. »

« Au nom des républicains de Coïmbra, nous nous associons à votre deuil, au deuil de la France.

« ABILIO ROQUE, JOSÉ FALCAO, ALEXANDE DAOONCEIACO. »

« Les étudiants géorgiens à Paris, admirateurs passionnés du génie universel de Victor Hugo, s'inclinent respectueusement devant la tombe du grand homme et s'associent à la douleur nationale que vient de subir la France. »

A monsieur Lockroy.

« Représentez-moi auprès de la famille Hugo et faites lui part de ma douleur. Le seul

Titan qui, vivant et triomphant, ait escaladé le ciel, retourne aujourd'hui pour toujours à ce ciel, d'où il nous avait apporté quelque chose de supérieur au feu de Prométhée :

ridée de notre siècle.

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