LOUIS RATISBONNE
A la famille de Victor Hugo^
Le malheur qui vous a frappé est ressenti par Tunivers.
La Pologne tout entière de 1772 pleure son généreux et sublime défenseur. La Société universitaire de Léopol, en Galicie, éprouve particulièrement cet immense malheur et a daigné me choisir — dans cette triste solennité — pour son interprète auprès de vous par le télégramme suivant :
« Mettez une couronne au tombeau de Victor Hugo de la part de la Czytelma Akadema à Léopold, qui rend hommage au grand génie du grand homme.
« LIZIERVICZ,
« président de la Société. »
« J'ai, en conséquence, le grand honneur de déposer une couronne d'immortelles aux pieds du génie qui a éclairé notre siècle, en y joignant mes profonds regrets personnels.
f( J.-N. RAYSKI. »
^1 Monsieur Lockroy.
« Mon cher ami,
« Mon ami, M. B..., porteur de la présente, vous remettra une couronne que je vous prie de vouloir bien ajouter à celles que vous avez déjà reçues. C'est le dernier hommage d'un admirateur fervent et d'un ami dévoué de celui que la France et le monde pleurent en ce moment. Un des plus vifs regrets de ma vie sera de n'avoir pu assister aux obsèques du grand poète et dii grand patriote dont la
APRÈS LA MOUT lo
voix éloquente s'est toujours élevée en faveur des proscrits...
« ... Présentez mes respects et mes compliments de condoléance à Mme Lockroy et croyez, mon cher ami, à tous mes sentiments de sincère affection.