‹ Victor Hugo et son tempsChapitre 102 sur 198 · CHAPITRE \X · texte numérisé non relu

CHAPITRE \X

Hugo, debout, protestait seul au nom de la conscience insultée, de la loi violée, du droit outragé!

11 commença par planter le drapeau de la liberté littéraire, et marcha ensuite à la découverte de la vérité politique et sociale.

Reflétant, après 1830, les impressions populaires, ressentant les émotions de la nation durant la période trouble du règne de Louis-Philippe, alors que la France, gênée dans ses aspirations, ne savait au juste si elle était en république ou en monarchie, alors que des esprits de bonne foi confondaient le bonapartisme avec le libéralisme, et n'envisageaient le progrès qu'avec hésitation, il hésita comme le peuple, mais il pressentit l'avenir mieux que le peuple.

En présence de l'agitation universelle, des mouvements de l'opinion, des révoltes qui grondaient au sein d'une société nouvelle, il pensa que son devoir était de se mêler à la lutte :

Honte au penseur qui se mulilo Et s'en va, chanteur inutile, Par la porte de la cité!

11 se demanda ce qui adviendrait d'un gouvernement né d'une ruade populaire. Dès 1832, à la suite d'une de ces insurrections si fréquentes à cette époque, Paris étant mis en état de siège, une réaction sanglante étant à craindre, le National résolut de publier une protestation revêtue de signatures; Victor Hugo, prévenu de la part d'Armand Carrel, écrivit à un de ses amis :

Il ... J'espère qu'on n'osera pas jeter aux murs de Grenelle de jeunes cervelles trop chaudes, mais généreuses. Si les faiseurs d'ordre public essayaient d'une exécution politique, et que quatre hommes de cœur voulussent faire une émeute pour sauver les victimes, je serais le cinquième.

«... xNous aurons un jour une république, et quand elle viendra, elle sera bonne. Mais ne cueillons pas en mai le fruit qui ne sera mûr qu'en août. Sachons attendre. La république proclamée par la France en Europe, ce sera la couronne de nos cheveux blancs. »

Et il termine sa lettre en priant qu'on place sa signature au bas de la protestation. Malgré la foule des sentiments qui s'agitent, se combattent et se confundent encore en lui, on devine déjà le Victor Hugo de Jersey et de (!uernesey ; il lève le front ; déjà, quelqu'un l'a justement fait observer, « le tribun perce sous le songeur » .

Il affirme qu'il serait indigne de lui de se désintéresser des questions politiques, et aussitôt les journaux sollicitent l'appui de son nom, de son caractère et de son talent.

Le 1" juillet 1836, Emile de Girardin, faisant une révolution dans le journalisme quotidien, fonde la Presse, et il veut que cette feuille destinée à exercer sur l'opinion une action considérable ait pour parrain Victor Hugo.

22/j VICTOR HUGO ET SON TEMPS.

Le poëte rédige le prospectus. On lit dans ce document:

« Tâchons de rallier à l'idée applicable du progrès tous les hommes d'élite et d'entrain, un parti supérieur qui semble la civilisation de tous les partis inférieurs qui ne savent ce qu'ils veulent. »

Il était impossible de parler alors un langage plus élevé et plus libéral ; un parti formé dans de telles conditions, c'était et c'est encore le rêve des honnêtes gens fatigués des révolutions et des réactions.

De cette époque datent les relations fréquentes de Victor Hugo avec Emile de Girardin qui, c'est le jugement porté devant nous par le poëte, en avril 1881, au moment de la mort du publiciste fécond et vaillant, du maître journaliste de notre siècle, « qui a toujours eu le grand honneur de croire à la liberté, de considérer la liberté comme une règle immuable, et qui certes vaut mieux que la réputation qu'on a voulu lui faire ».

Que, si l'on relit avec soin les préfaces des immortels recueils de vers que Victor Hugo publia durant les premières années de la monarchie constitutionnelle, on y retrouve sa constante préoccupation politique.

En 1831, quand paraissent les Feuilles (rautomne, il considère les révolutions comme de glorieux changements d'âge de l'humanité, il se déclare partisan de toute liberté, de toute amélioration, de tout progrès; dans la préface de Marion de Lorme, il se plaît à affirmer que la secousse produite par la révolution de juillet est une tentative d'affranchissement qui a été utile et nécessaire à l'art ; dans la préface des Rayons et des Ombres, il veut n'avoir aucune haine contre le roi dans son affection pour le peuple ; et dans la préface des Contemplations, il se considère comme un esprit marchant de lueur en lueur après avoir traversé le tumulte, la rumeur, le rêve et la lutte.

Peu à peu sa transformation s'opère ; l'étude constante, la réflexion portent leurs fruits; il voit la République éclairant les siècles à venir et il explique en ces termes sa conversion à un vieil ami de sa famille qui se plaignait qu'on lui eût changé son élève :

Parce qu'adolescent, âme à faux jours guidée,

J'ai trop peu vu la France et trop vu la Vendée;

Parce que j'ai loué l'héroïsme breton,

Chouan et non Marceau, SlofUet et non Danton,

Que les grands paysans m'ont caché les grands hommes,

Et que j'ai fort mal lu d'abord l'ère où nous sommes;

Parce que j'ai vagi des chants de royauté,

Suis-je toujours rivé dans l'imbécillité?

Dois-je crier : Arrière! à mon siècle, à l'idée;

Non, à la vérilé : Va-t'en, dévergondée!

L'arbre doit-il pour moi n'être qu'un goupillon?

Au sein de la nalure, immense tourbillon,

Dois-je vivre, portant l'ignorance en éeharpe,

Cloitré dans Loriquet et muré dans La Harpe?

LOUIS-PHILIPPE RKCON Dt ISANT VIC.TOll linio

Toute l'histoire de sou évolution, qui l'honore et, le grandit, est résumée dans ces vers. La transfornialion de ses croyances est si logique, si naturelle, si absolument honnête qu'il ue nous semble pas permis d'insister davantage sur ce point. Victor Hugo a prouvé le progrès en marchant , il s'est acheminé vers la lumière lentement, en talonnant, ainsi que presque tous ses contemporains et c'est avec fierté qu'il peut maintenant regarder le chemin parcouru.

Cependant, ses rapports avec Louis-Philippe ne tardèrent pas à devenir presque intimes. Le roi, qui d'abord n'aimait que l'écrivain , aima l'homme quand il le connut.

Ce que Victor Hugo pense du monarque chacun le sait. L'auteur des Misérables l'a dit dans un long et magnifique chapitre.

Il a déposé devant l'histoire en faveur de ce roi qui eut contre lui le trône et pour lui la bonté. Le poëte a jugé le prince comme il convenait, sans dédain et sans partialité, juste en présence du monarque, doux en face de l'homme.

D'autres se sont montrés plus sévères que lui et ont regretté avec raison que Louis-Philippe ne se soit pas donné la tâche d'organiser la démocratie; qu'il n'ait ni compris ni aimé les classes laborieuses.

D'après Daniel Stern (M™*^ d'Agoult), qui a écrit la plus belle des histoires de la révolution de ISiS, ce prince a voulu retenir une nation magnanime au niveau d'une bourgeoisie parvenue qui, dans ce qu'elle avait de plus étroit et de plus égoïste, lui fournissait le type et, pour ainsi parler, la matière de son gouvernement.

H n'aimait même pas cette bourgeoisie à laquelle il s'efforçait de complaire, car il s'employa sans relâche à l'asservir en l'avilissant.

S'enrichir devint, pour la classe moyenne, une maxime de corruption, et c'est pour cela qu'après ses fautes, au jour de la lutte, il ne trouva ni courage, ni dévouement, ni convictions désintéressées, ni passions nobles, ni sentiments élevés. Ceux dont il avait cru se servir habilement l'abandonnèrent avec indifférence quand vint le réveil de la France démocratique.

En littérature Louis-l'hilippe se montrait sceptique comme en toute chose. Les arts le laissaient indifférent.

Sur ce point les journaux de l'opposition le taquinaient volontiers et reprochaient à la cour de Juillet le dédain avec lequel elle traitait nos grands talents littéraires.

La cour, comprenant la justesse de ces reproches, essaya de se montrer coquette et prévenante pour les poètes.

Au moment où se célébrèrent les fêtes du mariage du duc d'Orléans, Victor Hugo fut invité à Versailles. Il refusa d'abord. Mais le duc lui écrivit, sous l'inspiration de sa jeune femme, dit-on, une lettre aimable, pressante, qui le fit changer de résolution.

« Le moyen, fit remarquer alors le vicomte de Launay, dans une de ses lettres spirituelles, le moyen de n'être pa.> entraîné par la séduisante ad-

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miraiion d'une jeune femme, d'une flatteuse étrangère, venant d'un lointain pays vous apporter les preuves de votre renommée! »

Victor Hugo alla à Versailles et fut présenté à la duchesse d'Orléans, qui accueillit par ces mots gracieux l'auteur de Notre-Dame de Paris : « Le premier ( dilice que j'ai visité à Paris, monsieur, c'est votre église. »

Cela fit remarquer à l'aimaMe feuilletoniste, racontant ce fait, que les princes s'avisaient de flatter les poêles mieux que les poètes ne flattaient les princes autrefois; mais à dire vrai ce nouveau genre de flatterie est le plus facile.

De cette présentation, c'est-à-dire du mois de juin 1S37, datent les entrevues de Victor Hugo avec Louis-Philippe, entrevues qui devinrent nombreuses oar la suite.

On sait que l'illustre écrivain était depuis longtemps décidé à se mêler aux luttes politiques. Il songea un moment, malgré les difficultés du cens, à se présenter à la députation, et le frère de Paul Meurice, Froment Meurice, lui proposa de lui prêter son appui. Cet artiste merveilleux, restaurateur d'un art jadis illustré par de si grands maîtres, mais trop longtemps demeuré en décadence, cet orfèvre dont les coffrets, les vases, les aiguières et les épées sont des chefs-d'œuvre véritables, Froment Meurice joaillier de la ville de Paris, jouissait d'une grande influence, qu'il mit à la disposition du poëie après quelques conversations, dans lesquelles furent étudiées les chances de cette candidature. Victor Hugo, les élections étant ajournées, renonça à ce projet.

Bientôt le titre d'académicien rendit possible sa nomination de pair. Il avait pu jadis hériter de deux pairies, sa mère ayant eu pour cousins germains deux pairs de France, M. de Ghassebœuf (Volney) et M. Cornet. M. de Chassebœuf aurait volontiers laissé son titre à son jeune parent, s'il ne lui avait trouvé des opinions trop avancées. Quant à M. Cornet, il était décidé malgré tout à cette transmission de noblesse ; mais M'"' Hugo défendit à son fils d'ajouter à son nom ce nom ridicule de Cornet. « Hugo-Cornet, lui avaitelle dit : jamais! »

N'ayant donc pas hérité de la pairie, le poëte pénétra dans la noble Chambre par une autre porte. Comprenant un peu tard que l'appui d'une semblable intelligence pouvait lui être de quelque secours, Louis-Philipiie pria Victor Hugo de le venir voir, et les visites se multiplièrent peu à peu. Un soir, le roi, qui était lui-même un causeur intéressant et remarquable, trouva dans la conversation de son interlocuteur un charme tel qu'il oublia l'heure. C'était aux Tuileries. Les gens du château croyaient le souverain couché; ils avaient partout éteint les lumières et s'étaient retirés chez eux.

Lorsque son visiteur se leva pour partir Louis-Philippe se vit obligé de prendre un candélabre pour l'éclairer dans l'escalier, et la conversation continua pendant quelque temps sur les marches.

Le poëte, en efl'et, parle avec un grande facilité. Sa phrase est aisée,

riche, savante; sa mémoire prodigieuse, sa puissance d'imagination, la vivacité de son esprit en font un des causeurs les plus attachants qu'on connaisse, et l'on retrouve souvent dans son langage les antithèses de son style, corrélation qui n'existe que chez un très petit nombre d'individualités. Combien d'écrivains ne sont maîtres d'eux et de leurs pensées qu'en présence de leur encrier!

Lui, possède en outre ce grand art de la conversation qui consiste à faire trouver de l'esprit aux autres et l'on ne sort jamais d'un entretien particulier sans être autant charmé par ses paroles que par sa bonne grâce.

Son succès s'explique donc aisément près de Louis-Philippe, à qui l'on a pu reprocher de n'avoir commencé à faire cas des poètes que quand les poètes commencèrent à faire de la politique, mais qui du moins témoigna à Victor Hugo une amitié particulière.

Le salon de la place Royale s'était peu à peu transformé en un salon politique lorsque, le 13 avril 18Zi5, Victor Hugo fut nommé pair de France. Ce choix fut accueilli avec une grande satisfaction par l'opinion publique. Seuls quelques républicains qui n'avaient dans le libéralisme de la Chambre des pairs qu'une médiocre confiance manifestèrent un mécontentement qui se traduisit en épigrammes. Un satirique inconnu lança contre lui de petits vers en forme do lusée à la congrève qui se terminaient ainsi :

Giand, petit.

Tout finit,

Loi suprême!

Hugo même

La subit.

Il passe

Pair!

Victor Hugo, qui déjà se rapprochait de la république, qui avait si puiss innnent contribué à chasser l'ancien régime littéraire, n'avait cependant pas pour la pairie, reste de l'ancien régime politique, une affection profonde. Mais, nous le répétons, il ne s'offrait point à lui d'autre moyen de se mêler aux affaires publiques. En acceptant cette dignité il ne transigea donc pas plus avec sa conscience que ne transigèrent plus tard les représentants de la démocratie qui prêtèrent serment à l'Empire parce qu'ils n'auraient pu sans cela défendre les droits de la démocratie.

Le nouvel homme d'État s'assit, cela donne une idée de l'âge vénérable des pairs de France à celte époque, s'assit à côté du vicomte de Pontécoulant qui avait voté la mort de Louis XVI. Devant lui se trouvait le'maréchal Soult ([ui était maréchal en 180'2. Son président était le duc Pasquier qui, jeune conseiller, avait jugé Beaumarchais mort en 1799.

Il se montra d'abord conservateur, mais avec une entière indépendance ;

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il rendit justice au sage couronné qui laissait tomber du iiaut de son trône des paroles de paix universelle, mais il ne s'asservit pas à la politique du ministère.

Le 18 février lS/i(5 il monta pour la première fois à la tribune où ses deux émules, Chateaubriand et Lamartine, avaient fait entendre leur voix retentissante. 11 défendit les droits des artistes et la propriété de leurs œuvres.

Quelques jours plus tard, le 10 mars, il prononça en faveur de la Pologno son premier discours politique.

M. Guizot pensait que la France ne pouvait rien pour la reconstitution des droits de la nationalité polonaise. Victor Hugo n'hésita pas à combattre hautement cette politique égoïste, réclamant, non pas une intervention matérielle, mais une intervention morale, protestant, au nom de la civilisation européenne dont le peuple français a été le missionnaire et le peuple polonais le chevalier, rappelant que, à certains jours, devant une invasion formidable de la barbarie, la Pologne avait eu Sobieski comme la Grèce avait eu Léonidas; revendiquant pour un peuple qui avait travaillé pour les autres peuples, en défendant la liberté, la reconnaissance et l'affection, l'autorité morale de la France.

Affu-mer devant la Chambre des pairs que quand un peuple est opprimé la justice souffre et la vérité du droit est offensée, c'était parler dans le désert. Le discours fut froidement accueilli. Bientôt il donna sur la consolidation et la défense de notre littoral des détails techniques, de savants avis et provoqua d'utiles mesures.

En juin 18Zi7 il appuya la pétition du prince Jérôme-Napoléon Bonaparte demandant aux Chambres la rentrée de sa famille en France. Il conseilla au parlement d'être à la fois magnanime et intelligent, de se montrer fort en se montrant grand. H ne voulait plus ni exil ni proscription pour des Français; il estimait que c'est peu de chose qu'un prétendant en présence d'une naiion libre, qui travaille et qui pense, et que la bonté c'est de l'habileté.

Le soir même, après avoir lu ce discours si généreux, Louis-Philippe déclara au maréchal Soult, président du conseil des ministres, qu'il entendait autoriser la famille Bonaparte à rentrer en France.

Un peu plus tard, dans les premiers jours de 18^8, au moment où Pie IX passait non sans raison pour un révolutionnaire donnant à la libellé des espérances que ne devait pas réaliser le pape du Syllabiis, Victor Hugo soutint, malgré des attaques violentes, la cause de la reconstitution de l'unité italienne.

En même temps qu'il se mêlait ardemment aux luttes du Parlement, le poëte continuait ses travaux et exerçait son action puissante sur la littérature. 11 ne négligeait pas non plus ceux qui lui étaient chers; il obtenait qu'on coiiliàt le feuilleton dramatique de ï Époque à son ami Auguste Vacquerie, « à ce jeune et rare talent » qu'il estimait à sa valeur.

11 envoyait, en même temps que Lamartine, son adhésion à Louis Blanc qui allait fonder la Ucvuc du Progirx, écrivant que la grande œuvre générale

prochaine serait la formation paisible, lente et logique d'un ordre social où les principes nouveaux, dégagés par la Révolution française, trouveraient enfin leur mode de combinaison avec les principes éternels et primordiaux de toute civilisation, à condition qu'on substituât les questions sociales aux questions politiques.

Déjà précédemment il avait averti le pouvoir de s'occuper plus activement des masses, de ces classes nombreuses et laborieuses où il y a tant de courage, tant d'intelligence, tant de patriotisme; déjcà il avait constaté les résultats du gouvernement de Juillet; il voyait les consciences qui se dégradaient, la corruption qui s'étendait, les positions les plus hautes envahies par les passions les plus basses, et il gémissait sur les misères de ce temps.

Si le gouvernement de Louis-Philippe avait tenu ses promesses, favorisé la liberté, travaillé à la solution des questions sociales, sans doute le grand poëte, plein de bienveillance et de bonté, serait resté un philosophe humanitaire, ému, attentif, se contentant d'enseigner et d'avertir. Mais lorsque à la suite des fautes commises, le peuple se souleva; lorsque se déchaîna la tempête qui, en balayant un trône, fit faire au progrès un pas en avant, Victor Hugo, se souvenant de son serment, proposa d'abord la régence de la duchesse d'Orléans, puis, marchant avec les esprits de son temps, donna son assentiment à ce qu'il a défini une forme sociale majestueuse, à la République, que nos pères ont vue grande et terrible dans le passé et qu'il voulait voir grande et bienfaisante dans l'avenir.

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