‹ Victor Hugo et son tempsChapitre 43 sur 198 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

SoMMAinE : Le voyage à Blois. — Le poëto est fait chevalier de la Légion d'honneur. — Sacre de Charles X à Reims. — Une visite à la Martinique. — Récit d'une pérégrination à travers le% Alpes. — Retour à Paris (janvier 1826.) — Proclamation de la liberté littéraire. — Naissance du romantisme- — Colères des classiques. — La littérature du premier empire et la renaissance au commencement de ce siècle. — Préludes d'une grande guerre. — Portrait d'un classique par Victor Hugo. — L'ode à la colonne.

'espkre, avait dit à Victor le général Hugo en quittant Paris, où il était venu on sait pour quelle raison grave et triste, j'espère te voir bientôt à Blois. » C'est là que le soldat du premier empire vivait dans une calme retraite, consacrant ses loisirs à d'utiles travaux.

Le voyage eut lieu au mois d'avril 1826. Le poëte retint, dans la diligence qui allait à Bordeaux, trois places ; il emmenait avec lui sa femme et une petite fille née en 1824, en même temps que le nouveau volume des OdcSj la charmante Léopoldine, qui devait mourir si tristement en face du château de Villequier, le lendemain de son mariage.

Au moment du départ, comme il s'apprêtait à gravir le marchepied de la voiture, Victor Hugo vit venir au galop une ordonnance qui était arrivée chez lui quelques minutes trop tard, et qui lui remit un pli portant le sceau de la maison du roi.

C'était un brevet de chevalier de la Légion d'honneur. Alexandre Dumas o rappelé l'histoire de cette décoration.

Victor Hugo et Lamartine avaient été d'abord confondus dans une promotion générale, dans ce qu'on appelle une fournie, et Charles X avait rayé ces deux noms.

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