MES DEUX FILLES
D.ins le frais clair obscur du soir charmant qui tombe,
i;unc pareille au cygne et l'autre à la colombe,
Ikllcs, et toutes deux joyeuses, ô douceur!
Voyez, la grande sœur et la petite sœur
5;->nt assises au seuil du jardin, et sur elles
t'n bouquet d'œillcts blancs aux longues tiges frôles,
Dans une urne de marbre agité par le vent,
5c penche et les regarde, immobile et vivant,
Va frissonne dans Tombre, et semble au bord du vase,
l'n vol de papillons arrête' dans Fextase.
Nous sommes en Tannée i833.
M. Pierre Foucher écrit à sa sœur :
Rennes, jeudi matin, 27 juin.
« Ma petite sœur, Victor Foucher fait partir aujourd'hui un paquet pour Paris, je vous écris donc
ce Vous regrettez nos cancans du dîner, j'en suis bien là, un peu, aussi moi. Pourtant la matière ne manque pas ici. Le prochain est si drôle en Bretagne ! Nous en parlons donc un peu, à la réunion du
1 déjeuner surtout, où nous resassons !.
I soirée de la veille ; maïs ce que nous di-
i sons est peut-être moins plaisant au fond.
que les précautions que nous prenons
que les formes de langage auxquelles noi.
recourons, pour n'avoir pas à nous taxer
de médisance, car nous sommes ferrc>
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