‹ Victor Hugo intime. Mémoires, correspondances, documents inéditsChapitre 5 sur 10 · A YVETOT · texte numérisé non relu

A YVETOT

Que le passant te raille !

Qu'en voyant ta muraille Le voyageur s'en aille Sur son cheval re'tif !

Que, sans entrer, le coche A ta porte s'accroche !

Que le diable à la broche Mette ton roi che'tif!

Que toujours un blé maigre, Qu'un raisin à vinaigre, Emplisse tes paniers!

Yvetot la Normande, Où l'on est à l'amende Chez tous les taverniers!

Logis peuplés de singes, Où l'on voit d'affreux linges Pendre aux trous des greniers!

Où le poing d'un be'lître Croit casser une vitre, Et crève un vieux papier !

Où l'on a pour salade Ce qu'un lapin malade Laisse dans son clapier!

Ville bâtie en briques, Triste amas de fabriques, Qui sentent le ranci !

Qui n'as que des bourriques, Et du cidre en barriques Sur ton pavé moisi!

Groupe d'informes bouges, Où les maisons sont rouges, Et les filles aussi !

« Comment trouvez-vous cette boutade? il n'y a que Victor pour cela. Nous en avons bien ri et bien fait rire nos voisins. »

Fourqueux, ce dimanche 7 août.

« Je ne sais comment notre sœur

arrangera son séjour dans nos pays, mais

VICTOR HUGO INTI ME Sq

je tiens à ce qu'elle soit à Fourqueux le i5, jour de l'Assomption. Elle y verra Didine tenant l'orgue de notre petite église, pendant toute la messe, et elle l'entendra exécuter des morceaux brillants, triomphants, pyramidaux. Le soir, au salut, ce seront les dames du château qui chanteront le O salutaris! On ne voit pas cela

tous les jours, ni partout Si Asseline

pouvait y venir, il ferait bien.

« Adèle est toujours enfouie dans son dessin. Pas possible de la faire remuer et il ne faudra rien moins que la présence de sa tante pour qu'elle reprenne ses promenades.

« Victor vient toujours nous voir de temps à autre; mais le diable d'homme ne tient pas sur pied; à peine arrivé, il songe à son départ. Le Vert-Vert a publié deux lettres de lui écrites à Boulanger pendant son voyage. Il y maltraite encore mes pauvres Bretons »

<K> VICTOR HlKin INTIME

Mme Hugo, « toujours enfouie dans son dessin », avait plus que du talent au bout de son crayon; tout ce qu'elle voulait rendre se fixait sur le papier avec un sentiment exquis. Elle eut réussi admirablement dans le portrait. Elle était intelligente du front et du regard de son modèle à un point surprenant; ceux qu'elle avait fait poser une heure, dans son atelier improvisé, pouvaient se voir revivre dans le léger croquis qu'elle achevait en souriant.

Ma mère a gardé précieusement un de ses dessins de ce temps-là : le portrait de sa fille Léopoldine qu'elle lui avait donné (avril 1837); la jeune fille, à moitié étendue sur une chaise longue, tient l'œil baissé sur un livre qui paraît la charmer; le sourire exprime bien une enfantine rêverie, c'est un petit profil délicieux.

Victor Hugo populaire dans les collèges. — Émeute à propos d'un vers des Chants du Crépuscule. — A bas Théramène ! — M. Pierre Foucher et Granier de Cassagnac. — L'argot de Racine. — Vacances poétiques. — Premières lettres de Victor Hugo. — Pâques fleuries et Jules Janin. — Les trois banquiers de Victor Hugo. — « En pleine Académie. » — La Revue de Paris. — M. Buloz. — Lettre de Sainte-Beuve. — Les Chevaux du Carrousel. — Le début infernal.

Ma mère m'avait envoyé au collège un petit cahier contenant un certain nombre de pièces copie'es par elle dans le volume de Victor Hugo : les Chants du Crépuscule. Le cahier, dissimulé dans un panier de linge, parmi des tablettes de chocolat, des pots de confitures et toutes les douceurs que peut inventer le génie maternel, avait produit une sensation fébrile dans les rangs des rhétoriciens. Mes condisciples, traitant les grands modèles avec irrévérence, jetaient là Racine et Fénelon, appelaient leurs professeurs « perruques » et lançaient sans cesse à la tête du « pion » les nouvelles strophes de Victor Hugo.

Je vois encore un grand rouge qui déclamait de son banc :

Ce siècle est grand et fort, un noble instinct le mène.

Partout on voit marcher l'idée en mission,

Et le hruit du travail plein de parole humaine,

Se mêle au bruit divin de la cre'ation.

Le professeur était exaspéré : « Du Victor Hugo ! Mais expliquez-moi donc ça, vous, monsieur le malin ! Avez-vous vu marcher l'idée en'mission ?... Une idée en mission ? Une idée qui marche ?... Vous faites exprès de corrompre le goût de vos camarades. Vous me copierez cinq fois le récit de Théramène» .

Nous étouffions nos rires, le visage enfoncé dans le Gradus ad Parnassum ; et pendant la récréation nous chantions à tue-tête, en nous prenant par le bras : « Théramène est mort ! à bas Théramène ! »

Je rendais compte de ces scènes à mon parrain dans une grande lettre que je lui écrivais tous les dimanches.

VICTOR HUGO INTIME y 3

Il me répondait :

« Mon cher ami, on vous a imposé là une tâche difficile : donner la définition de Vidée, donner la définition de la pensée et faire ressortir la différence. Mais M. Cousin lui-même hésiterait, car il sait, lui, à quoi s'en tenir sur les définitions de l'école, et je présume que, ne se dissimulant pas ce qu'ont de mystérieux les opérations de l'âme, il finit par se dire comme Montaigne : Que sais-je ?

« Il est assez singulier qu'on donne cette question à traiter à des rhétoriciens ; cela tout exprès pour arriver à la démonstration des défectuosités d'un vers ! Quel expédient gigantesque pour si petite chose! Parvulo maxima.

Partout on voit marcher l'idée en mission

« J'ajouterai qu'il n'est pas de bonne guerre de ne citer d'un auteur que ce qui nous parait mauvais

yb VICTOR HUGO INTIME

« Pourquoi, après la strophe où est le vers mis en cause, ne vous ferait-on pas entendre celles qui suivent:

L'échafaud vieilli croule et la Grève se lave. L'émeute se rendort. De meilleurs jours sont prèls. Le peuple a sa colère et le volcan sa lave, Qui dévaste d'abord et qui féconde après.

« Et surtout la dernière strophe :

Mais parmi ces progrès dont notre âge se vante, Dans tout ce grand éclat d'un siècle éblouissant, Une chose, ô Jésus ! en secret m'épouvante, C'est l'écho de ta voix qui va s'atl'aiblissant.

« Je partage l'épouvante du poète quand je songe que cette voix s'affaiblit jusque dans nos maisons d'éducation

« Je n'ai rien sous la main de Victor Hugo dont je puisse me dessaisir. Je vais chercher et nous te satisferons. Si, en attendant, -tu veux savoir à quoi mon gendre passait son temps au collège quand il avait douze ans, regarde ces deux sales

petites feuilles, elles sont de lui, tu me les rapporteras à Pâques. »

Ces deux « sales petites feuilles » étaient chargées de dessins à la plume, bizarres et amusants ; je ne les ai pas retrouvées dans les papiers de ma mère.

Un peu plus tard, mon parrain m'écrivait :

« Tu sais ce que nous nous sommes dit du collège et de l'esprit de littérature systématique qui y règne. C'est parti pris et ce serait folie que de lutter contre. Garde-toi de la moindre démonstration railleuse interdis-toi toute espèce d'opposition explicite devant tes camarades, de peur qu'on ne t'accuse de faire près d'eux de la propagande romantique, tort qui ne te serait pas pardonné. »

Sur Racine, il me faisait cette leçon :

i)S VICTOR HUGO INTIME

24 novembre i83S.

« Gardons-nous, mon cher, d'être les détracteurs de Racine. C'est un astre qui ne perdra jamais son e'clat. Admirons-le donc; mais ne l'admirons pas en aveugles, à la manière des classiques

« Racine est incorrect. Les citations de son impitoyable éplucheur, Granier de Gassagnac, l'ont prouvé de reste.

« Il est obscur quelquefois, et à ce sujet tu pourrais prier ton professeur de t'expliquer le sens du deuxième de ces trois vers pris dans Ësther :

Je prévins donc contre eux l'esprit d'Assuerus : J'inventai des couleurs, j'armai la calomnie, J'inte'ressai sa gloire, il trembla pour sa vie.

« Que veut donc dire : T'inventai dés couleurs? Le mot couleur est quelquefois employé au figuré. Tu diras : Sous couleur d'amitié; mais on n'est plus intelligible quand on détourne la signification de ce

VICTOR HT' GO INTIME 'l'i

mot au point de dire : « J'inventai des couleurs ». Le bas peuple dit encore aujourd'hui : « Il m'a monte' une couleur», ce qui signifie : 77 m'a joué un tour. Mais c'est là de l'argot »

Convaincre Racine d'argot, c'était plus fort que de l'appeler « polisson », comme Granier de Cassagnac. Ah! mon parrain, quel romantique vous étiez !

On peut tout excuser chez un jeune collégien si bien apparenté du côté des lettres et de la poésie. Déjà je m'escrimais en langage fleuri et j'envoyais à mon parrain les primeurs de ma muse écolière.

De Fourqueux, M. Foucher rendait ce compte à ma mère :

« Nous avons lu ses vers; ils sont riches et peut-être trop riches d'images comme de jeunes vers Malheureusement ou heureusement votre fils, au dire

de Victor, s'annonce avec cette tournure

d'imagination qui fait le poète Aux

vacances prochaines il faudra, ma sœur, nous l'envoyer ici pour quelques jours.

Victor le tàtera et lui donnera de bons conseils et de bons avertissements sur les vicissitudes de la vie de littérateur. »

Les avertissements ne manquèrent pas.

J'avais à peine quitté les bancs de l'école que Victor Hugo m'écrivait :

9 juin 1 841 .

« Ta lettre est charmante, mon bon petit Alfred, et tes vers sont charmants aussi. Lettre et vers m'ont vivement touché. Tu as raison de voir en moi plus qu'un poète, un homme; plus qu'un cousin, un ami. Continue à élever vers les choses de la pensée ton cœur et ton esprit. Vois-tu, la pensée, c'est la grande

maison, c'est la grande église, c'est la grande patrie.

« Je te remercie et je t'embrasse.

« Victor. »

Quand je vis pour la première fois ma prose imprimée, c'était dans la Revue de Paris, où Sainte-Beuve m'avait introduit; j'envoyai naturellement mon article à Victor Hugo :

« Je te remercie de ton envoi, mon bon petit Alfred. C'est, en effet, un premier pas et pour ma part j'y applaudis de grand cœur. Ton article est d'un excellent style et d'un esprit vif et fin. J'ai reconnu avec un vrai plaisir dans ta prose les qualités de tes vers.

« Quand je te verrai, je compléterai mes éloges par quelques conseils. Le premier sera de concilier l'avenir tel que tu le souhaites, avec l'avenir tel que tes

102 VICTOR HUGO 1NTIMF

parents te le désirent. Et puis, par-dessus tout, je te serrerai la main — ex intimo corde.

« 8 mars. »

O ces premières lettres de Victor Hugo ! jeunes poètes d'antan, vous rappelez-vous comme elles nous faisaient battre le cœur ! il semblait que c'e'tait déjà un sourire de gloire Et aujourd'hui encore, aux confins de la vieillesse, si l'on vient à remuer pendant quelque soirée d'automne où le cœur souffre et a froid, tous les vieux papiers qui dorment dans le tiroir de la vingtième année, ne sent-on pas qu'il est plus facile de brûler tout ce qui reste des Emmas et des Clarisses, tout ce qui a été l'amour et les larmes, que de se séparer de l'écriture du merveilleux poète, dont la Tristesse d'Olympio chante éternellement dans nos cœurs.

VICTOR h i ■ < ; i ) in t i m r 1 1 ) .1

« Les lettres des grands hommes, a dit une plume délicate, sont comme des papillons blancs qui voltigent sur leur tombe, ou comme des lucioles qui l'éclairent. »

J'allais avoir aussi mon premier volume de vers; il parut chez Amyot, rue de la Paix, avec le titre de : Pâques fleuries.

Jules Janin en écrivit la préface, une préface gaie, rose et riante, qui était bien de son style et de son humeur; tous les jours de la semaine étaient — pour son style — des dimanches.

Janin terminait ainsi sa préface :

« Jeune homme qu'il faut aimer, tes vers seront lus ils prouveront la culture gracieuse de ton esprit ta grande

reconnaissance pour les amitiés dont tu es entouré, la naïveté de ton enthousiasme pour tous les beaux aspects de la nature, ta fréquentation assidue avec les plus

honnêtes gens, avec les grands poètes, avec le plus grand de tous; — et puis quand toutes ces preuves seront faites, — je vous en prie, au nom de votre mère, brisez là avec ces merveilles innocentes. »

Nous étions avec Jules Janin en communion d'idées poétiques. Nous faisions commerce de rimes ; il était connaisseur et bon orfèvre lui-même, témoin cette dédicace qu'il me mit au pied levé sur l'un de ses volumes :

Mon camarade Asseline, Qui du haut de ma colline, T'en viens voir le Luxembourg Et les fleurs de mon faubourg, A toi ce livre — et pour cause, Car tu payas ta place à mes concerts : Je mets ton nom dans ma prose, Tu mets le mien dans tes vers.

Janin ne fut pas aimable à demi, il vou^ lut bien mettre mon volume à l'ordre du jour de l'un de ses lundis du Journal des

VICTOR HUGO INTIME Io5

Débats; la petite colonne réservée à Pâques fleuries, toute pailletée d'étincelles et de jolis encouragements, ne fit que m'affermir dans ma juvénile folie : faire des vers!... folie qui peut aller jusqu'au delirium tremens. Et pour m'enhardir, je célébrais dans mes strophes les robes irrésistibles, les parures toujours nouvelles de M"'e Jules Janin, l'étoile éblouissante de toutes les premières représentations, en ces hivers lointains.

Mme Jules Janin, beauté irréprochable, la première des trois Grâces, s'il y en avait eu quatre, était la plus élégante des parisiennes; Jules Janin en était ravi et disait : « Ma femme a sa couturière, comme j'ai mon relieur »; et les beaux livres venaient s'aligner sur les tablettes du bibliophile, en même temps que les dentelles et les bijoux s'entassaient dans les tiroirs de la femme à la mode.

M"" Jules Janin était une puissance, de

par le feuilleton de son mari. Quand elle entrait dans sa loge, le parterre avait des distractions, et un certain trouble se manifestait jusque sur la scène. Les artistes étaient un peu intimidés en sa présence. J'ai vu MUc Rachel passer un effet dans Phèdre, parce que Mme Janin, distraite, avait laissé tomber son éventail ; et à la première d'un drame de Louis XVI, à l'Ambigu, la reine infortunée manqua sa sortie pour l'échafaud, parce que MII1C Janin avait réclamé bruyamment ses fourrures à l'ouvreuse. Des spectateurs en larmes crièrent : « Chut! à la porte! » Janin fit rasseoir sa femme, et tous deux applaudirent le dénouement.

La préface de Jules Janin ne me suffisait pas pour Pâques fleuries. J'aurais voulu donner à mon volume la parure du nom si envié de Victor Hugo; ne connaissant pas d'obstacle, je lui demandai —

excusez du peu! — de me faire cadeau des vers inédits qu'il nous avait lus un dimanche soir dans son salon de la place Royale. Il me répondit :

a Mais poète que tu es, où les publierais-tu, ces méchants vers? Dans ton volume? Alors c'est tout simplement une petite amende de mille francs qu'il nous faudra payer, à raison de cent francs par vers. Tu as donc oublié que pour deux ans encore, c'est-à-dire jusqu'en 1849, )e suis possédé, non du diable malheureusement, mais par trois banquiers-éditeurs et que je ne puis publier un vers ailleurs que chez eux et par eux^ sous les peines que dessus.

« C'est fort bête et fort ennuyeux. Mais j'espère que je pourrai te rendre d'autres bons offices qui, pour n'être pas rimes, n'en seront pas plus mauvais.

Io8 VICTOR HUGO INTIME

« Toi, tu es pardieu ! bien heureux d'avoir une préface de Janin ! Je t'en félicite et je l'en remercie.

« Je gage que ton volume sera charmant !

« Jeudi. En pleine Académie. »

J'ai parlé de la Revue de Paris et j'ai nommé Sainte-Beuve. Voici sa lettre qui amena ma présentation à M. Buloz.

Ce 20 novembre 1841.

« Je suis bien touché, Monsieur, de la lettre que vous m'écrivez ; vous n'aviez pas besoin d'explication, et votre nom suffisait. Quoiqu'il y ait bien longtemps en effet que je n'aie eu l'honneur de revoir votre famille, rien de ce qui y touche ne saurait être oublié de moi ; j'ai dû vous y voir autrefois, mais enfant. Vous avez autour de vous de quoi vous exciter et vous

guider mieux que personne ne saurait faire. Le seul avantage souvent (et il est triste) de ceux qui paraissent arrivés, c'est de savoir beaucoup mieux les difficultés et les dangers, que les moyens. La fortune, même quand le talent s'en mêle, y est pour beaucoup. Dans les études positives, avec de la patience et de la volonté, d'une manière ou d'une autre on arrive. Dans le champ de l'imagination, le naufrage est presque partout, il n'est qu'heur et malheur. Vous devez être très jeune, ce n'est qu'alors qu'on est si découragé encore; vous le serez moins en avançant, dès que vous vous serez fixé, même peut-être à contre-cœur d'abord.

« Je vous parle un peu au hasard, ne sachant pas. Je vis très retiré et tout absorbé dans un volume que j'achève et qui me prend mon peu de loisirs. Je suis pourtant à ma bibliothèque une couple de

jours de la semaine, samedi, mercredi, de

io à 3 heures; si, un jour vous passiez par là, j'aurais plaisir à vous reconnaître, et à vous redire combien j'ai gardé bon souvenir de vos excellents parents et de tout ce qui vous touche.

« Sainte-Beuve. »

Pendant une année, la Revue de Paris, alors dirigée par MM. Buloz et Bonnaire, inséra des poésies et des articles de critique littéraire pour lesquels Sainte-Beuve ne me refusait pas ses conseils. Chaque fois que j'y pouvais glisser quelques lignes témoignant de mon admiration ou plutôt de mon culte pour Victor Hugo, je le faisais avec ardeur, mais M. Buloz veillait. Sa bonne oreille n'était pas pour Hugo ; il me biffait impitoyablement mes points d'exclamation ; cependant je parvenais — bien rarement — à force de ruses dans mes transitions^ à faire passer le nom

illustre qui venait toujours sous ma plume.

Page 1