‹ Victor Hugo intime [par] Mme. Richard LesclideChapitre 24 sur 41 · PERSONNAGES · texte numérisé non relu

PERSONNAGES

Camille — ou le souterrain... ^P'^ Jeanne Hugo.

Almaviva — son amant M. Georges Hugo.

Don Pèdre de Castille, son tuteur ^L Richard Lesclide. Le marquis de Testalunga, de

l'armée de Condé, chef de

brigands M. Edouard Lockroy.

Paquita, servante espagnole au

service de Camille M'"'^ Chenay.

Barnabe, fidèle serviteur M.Adolphe Pelleport.

Cette affiche, véritable objet d'art, encadrée de feuillages improbables et de fleurs fantastiques fit, pendant un grand jour, Tadmiration des per-

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sonnes tiui iKissairnl i)ai' la galerie des miroirs, où elle sécliail sur un divan. Le soir, elle fut portée avec quelque solennité dans la galerie du premier étage de Haut/eville-House où la représentation devait avoir lieu.

On s'était aperçu que cette galerie, par un hasard évidemment providentiel, était disposée de façon à se transformer en salle de spectacle, presque sans modification.

Le salon de perles était un parterre admirable dans lequel plusieurs rangs de fauteuils furent disposés. Le rideau fut naturellement fourni par les battants de la large porte qui séparait le salon de perles du salon bleu, où Faction devait se passer.

Le théâtre s'ouvrait ou se fermait d'un côté de la scène, sans aucune incommodité pour les spectateurs. Quelques paravents chinois prirent le nom de coulisses et furent déployés dans le salon, promu à la dignité de salle de spectacle et dont l'ameublement artistique, se rattachant à toutes les époques connues, parut se rapporter admirablement à l'action. EnOn. et par une de ces rencontres qui rappellent la sollicitude avec laquelle le ciel fait passer les fleuves à proximité des villes, le salon bleu se trouva communiquer avec la serre qui fut destinée à servir de magasin de décors, d'habillements, d'accessoires et de loge à s'habiller.

Gependanl. 1(> jour tombait et les artistes qui devaient i)ar.inio dans la représentation étaient

en proie à une émotion mal déguisée. Ils ne connaissaient pas encore la pièce. L'auteur avait retardé la lecture du scénario jusqu'au dernier moment afin que les interprètes n'eussent pas le temps de l'oublier. Gela n'était pas sans inconvénient. M. Edouard Lockroy, qui avait obtenu de si grands succès avec son affiche, fit remarquer que les décors en souffriraient. Non seulement, on n'avait pas le temps de les brosser, mais pas même de les écrire à la façon shakespearienne. Certainement, c'est un procédé expéditif que d'imaginer une forêt en écrivant :

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